Mandat d'arrêt international contre Valtonyc, un rappeur espagnol condamné pour apologie du terrorisme

Mandat d'arrêt international contre Valtonyc, un rappeur espagnol condamné pour apologie du terrorisme

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CONDAMNATION - La justice espagnole a émis jeudi un mandat d'arrêt international contre Valtonyc, un rappeur condamné pour apologie du terrorisme qui a pris la fuite. La veille, sur son compte Twitter, ce dernier avait prévenu qu'il ne se laisserait pas interpeller.

Un rappeur recherché par toutes les polices. La justice espagnole a émis jeudi un mandat d'arrêt européen et international à l'encontre de José Miguel Arenas Beltran, alias "Valtonyc", un rappeur espagnol de 24 ans condamné pour "apologie du terrorisme", "injures à la Couronne" et "menaces", une peine confirmée en février par la Cour suprême. 


L'artiste serait "en fuite", précise la justice, alors qu'il devait purger trois ans et demi de prison pour des propos tenus dans certaines de ses chansons. Le parquet a évoqué un peu plus tôt la possibilité que le rappeur "se trouve dans un pays de l'Union européenne". 

Message explicite sur Twitter

Dans un tweet publié mercredi, Valtonyc avait laissé entendre qu'il ne se laisserait pas interpeller pour aller purger sa peine. "Demain est le jour", a-t-il écrit. "Demain, ils vont abattre la porte de ma maison pour me mettre en prison. Pour quelques chansons. Demain, l'Espagne va se ridiculiser une fois de plus. Je ne vais pas faciliter les choses, désobéir est légitime et obligatoire face à cet Etat fasciste. Personne ne se rend ici."

 Après son exil présumé, Valtonyc a reçu le soutien de l'ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont qui a estimé sur Twitter que cette "décision difficile sur le plan personnel" était nécessaire pour "continuer à défendre les valeurs et les libertés fondamentales, sans lesquels il n'y a pas de démocratie". 


Parmi les paroles incriminées, celle où il avertissait ainsi en catalan :  "Qu'ils aient peur comme un garde civil au Pays Basque" ou "le roi  a un rendez-vous sur la place du village une corde autour du cou".  La justice avait considéré que ces paroles faisaient entre autres l'apologie "incontestable" des indépendantistes basques de l'ETA. Ces derniers mois, plusieurs internautes ou artistes espagnols ont été condamnés pour ces chefs d'accusation, tel le rappeur Pablo Hasel, condamné le 2 mars pour des tweets et une chanson à deux ans de prison. L'organisation Amnesty International a dénoncé ces jugements. 

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