Irak : près de 100 morts et 4000 blessés depuis mardi

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INTERNATIONAL - Une vague de contestation traverse l'Irak en ce début octobre. La population, qui réclame des emplois pour la jeunesse et dénonce la corruption des dirigeants", est violemment réprimée.

Près de cent morts et 4000 blessées : c'est le bilan dressé ce samedi par la commission gouvernementale des droits de l'Homme irakienne de la répression du mouvement de contestation qui secoue l'Irak depuis mardi. Au moins six policiers figurent également parmi les personnes tuées lors de ces manifestations antigouvernementales organisées à Bagdad et dans plusieurs régions du sud du pays à majorité chiite, selon des sources médicales et policières. 

L'ONU a appelé à la fin des violences. "Cinq jours de morts et de blessés (...) Il faut que ça cesse (...) J'appelle toutes les parties à s'arrêter et à réfléchir", a écrit Jeanine Hennis-Plasschaert, cheffe de la mission des Nations unies en Irak, sur Twitter.

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Depuis le début du mouvement de contestation pour protester contre la corruption, le chômage et la déliquescence des services publics, les manifestants descendent dans la rue dans l'après-midi. La veille, de violents affrontements ont opposé à Bagdad les forces de sécurité aux manifestants et des tirs nourris ont résonné toute la journée et une partie de la nuit dans la capitale.

Vendredi, le très influent leader chiite irakien Moqtada Sadr a réclamé la démission du gouvernement d'Adel Abdel Mahdi qui avait appelé les manifestants à la patience. "Pour éviter davantage d'effusion de sang irakien, le gouvernement doit démissionner et des élections anticipées doivent se tenir sous supervision de l'ONU", a dit ce poids lourd de la politique irakienne, dont la coalition a quatre ministres au gouvernement.

Né d'appels sur les réseaux sociaux, le mouvement de contestation est le premier test pour le gouvernement d'Abdel Mahdi, en place depuis un an dans un pays sorti il y a moins de deux ans de près de quatre décennies de conflits et en pénurie chronique d'électricité et d'eau potable.

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