Marée noire au Brésil : un pétrolier sous pavillon grec est-il responsable de cette catastrophe ?

Des nappes de pétrole sur les plages du Brésil
International

SUSPECT – Le gouvernement brésilien pense avoir trouvé le responsable de la marée noire qui touche les côtes du Brésil depuis plusieurs semaines. Un tanker battant pavillon grec est "le principal suspect".

Qui est responsable de la marée noire qui a touché plus de 2 000 kilomètres de côtes du nord-est du Brésil ? Le gouvernement brésilien pense avoir trouvé la réponse, et indique qu’un tanker battant pavillon grec est "le principal suspect". Identifié grâce à des données satellitaires et une coopération internationale, le pétrolier "transportait du brut provenant du terminal pétrolier ‘San José’ au Venezuela et faisait route vers l’Afrique du Sud", a expliqué ce vendredi le ministère de la Défense.

Un mandat de perquisition a été émis au siège d’une compagnie maritime à Rio de Janeiro, a annoncé de son côté la police fédérale, sans en donner le nom. Le parquet évoquait lui des dégâts "incommensurables" sur les côtes brésiliennes.

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Un déversement accidentel ou criminel ?

Selon les autorités brésiliennes, le pétrolier suspecté n'aurait pas désactivé son système de détection par satellite et "n’a jamais communiqué à l’Autorité maritime brésilienne sur ce déversement" de pétrole qui remonte au 29 juillet. Le ministère indique que les recherches se poursuivent pour déterminer si l’origine du déversement de pétrole "à caractère inédit" est accidentelle ou criminelle. Début octobre, Jair Bolsonaro avait expliqué que cette marée noire lui "semblait être criminelle, car nous ne sommes pas en présence d'une fuite constante".

"S'il s'agissait du naufrage d'un pétrolier, les fuites continueraient en ce moment. Ce pétrole pourrait avoir été déversé en mer", avait alors expliqué le président brésilien. Cette marée noire a déjà touché neuf États brésiliens et des milliers de volontaires nettoient actuellement les plages touristiques du pays.

Le principal suspect nie

Si Athènes avoue bien que l’un de ses navires est suspecté, elle souligne que c’est aussi le cas pour cinq autres engins provenant de différents pays. Une  responsable de la police portuaire, rattachée au ministère grec de la Marine marchande, en a profité pour noter auprès de l’AFP que "des contrôles scrupuleux seront effectués par les autorités grecques si ces navires accostent dans un port du pays" sans donner plus d'informations sur le sujet.

Mais de son côté, la société gérante du pétrolier grec Bouboulina - Delta Tankers Ltd - va plus loin, niant toute implication dans cette grave pollution. Le navire, qui reliait le Venezuela à la Malaisie, "est arrivé à sa destination sans avoir eu aucun problème pendant son voyage et a déchargé l'ensemble de sa cargaison sans aucune perte", a indiqué la société dans un communiqué ce samedi. 

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