Mehdi Nemmouche, geôlier des ex-otages français en Syrie ?

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TERRORISME – L'auteur présumé de la tuerie de Bruxelles le 24 mai dernier, Mehdi Nemmouche, aurait été l'un des geôliers d'otages français détenus en Syrie. Il aurait également été l'un des gardiens de l'ancien otage américain James Foley, égorgé et décapité, le 20 août, par l'Etat islamique.

Il ne serait pas seulement le présumé auteur de la tuerie qui a fait 4 morts fin mai au Musée juif de Bruxelles . Non, selon une information du Monde publiée ce samedi, Mehdi Nemmouche, djihadiste français ayant séjourné en Syrie dans les rangs de l'Etat islamique (EI), aurait été l'un des geôliers des otages occidentaux détenus par l'organisation islamiste.

L'information a en effet été transmise par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à la section antiterroriste du parquet de Paris et s'appuierait, entre autres, sur des témoignages d'anciens otages français libérés le 20 avril dernier. Ce que Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a confirmé ce samedi.

"Quand Nemmouche ne chantait pas, il torturait"

Et selon ces nouvelles informations, Mehdi Nemmouche, arrêté en France et extradé le 29 juillet en Belgique , aurait été l'un des gardiens de l'ancien otage américain James Foley , égorgé et décapité, le 20 août, par l'Etat islamique. Il aurait également été présent en Syrie, sur les lieux de détention des quatre journalistes français, Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres, enlevés en juin 2013, rapporte le quotidien du soir qui ajoute que le terroriste aurait "fait montre d'une grande brutalité et commis des actes graves".

D'ailleurs ce même jour, Le Point publie un extrait du témoignage de son journaliste, Nicolas Hénin qui raconte les quelques mois, entre juillet et décembre 2013, pendant lesquels Medhi Nemmouche s'est "occupé" de lui et des autres otages occidentaux en Syrie : "Quand Nemmouche ne chantait pas, il torturait. Il était membre d'un petit groupe de Français dont la venue terrorisait la cinquantaine de prisonniers syriens détenus dans les cellules voisines. Chaque soir, les coups commençaient à pleuvoir dans la salle dans laquelle j'avais moi-même été interrogé. La torture durait toute la nuit, jusqu'à la prière de l'aube. Aux hurlements des prisonniers répondaient parfois des glapissements en français".

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