VIDEO - Mer d'Oman : Washington publie des photos des attaques pour incriminer l'Iran

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INTERNATIONAL - Les Etats-Unis ont publié lundi de nouvelles photos présentées comme incriminant l'Iran dans les attaques contre deux pétroliers la semaine dernière dans la mer d'Oman.

L'étau semble se resserrer sur l'Iran. Une semaine après les attaques contre deux pétroliers en mer d'Oman, les Etats-Unis ont dévoilé lundi soir une série de photos présentées comme incriminant la république islamique. Celle-ci a, une nouvelle fois, démenti ces accusations.


Au total, onze clichés ont été rendus publics. Ils montrent notamment un objet métallique circulaire d'environ huit centimètres de diamètre attaché à la coque du pétrolier japonais Kokuka Courageous, qui est présenté comme un des aimants ayant permis de poser la mine non explosée que Washington accuse les Iraniens d'avoir retirée après l'incident, qui s'est produit le 13 juin. Une autre photo montre la cavité provoquée par une autre mine sur la coque du même pétrolier, que le Pentagone évalue à plus d'un mètre de diamètre. Les photos ont été prises depuis un hélicoptère "Seahawk" de l'US Navy, précise l'armée américaine.

"Scénario à très haut risque"

Selon des experts en explosifs de l'US Navy, l'emplacement choisi pour les mines, au-dessus de la ligne de flottaison, montre que l'objectif n'était pas de couler les pétroliers. Mais la méthode utilisée pour retirer la mine non explosée - une dizaine d'hommes à bord d'une vedette rapide, équipés de gilets de sauvetage mais pas de protections anti-explosifs - était en fait très dangereuse, selon l'un de ces experts ayant requis l'anonymat, qui a qualifié l'opération de "scénario à très haut risque".


Sans surprise, l'Iran a démenti toute implication dans ces incidents. Les pays membres de l'Union européenne, eux, se sont montrés prudents, refusant de s'aligner sur Washington qui accuse l'Iran, comme l'a fait Londres. Plusieurs ministres des Affaires étrangères ont en effet soutenu la position du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, qui a demandé une enquête indépendante.


Reste à savoir si cette dernière aura lieu, et surtout à temps afin d'éviter une escalade entre les deux protagonistes : les Etats-Unis ont renforcé ce mardi leur dispositif militaire au Moyen-Orient et appelé le monde à "ne pas céder au chantage nucléaire" de l'Iran. De son côté, Téhéran a annoncé que ses réserves d'uranium enrichi passeraient à partir du 27 juin au-dessus de la limite prévue par l'accord international sur son programme nucléaire conclu en 2015 à Vienne. Dans ce contexte de fortes tensions, l'Iran a également annoncé, mardi, avoir démantelé "un nouveau réseau" d'espions présumés de la CIA.

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