Mer de Chine : le chef de la diplomatie de Trump compare Pékin à la Russie avec la Crimée

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TACLE – Le futur secrétaire d’Etat Rex Tillerson s’en est directement pris à Pékin sur sa stratégie en mer de Chine. Il a promis mercredi "d’envoyer un signal clair" pour interdire "l’accès" aux îles où le géant asiatique renforce ses positions. De quoi tendre encore des rapports déjà crispés.

Les rapports entre la Chine et le futur gouvernement des Etats-Unis continuent de se tendre. Alors que Donald Trump a déjà multiplié les affronts contre Pékin, sur le niveau du yuan, les barrières douanières ou encore Taïwan, son futur secrétaire d’Etat (l’équivalent du ministre des Affaires étrangères, ndlr) Rex Tillerson s’en est à nouveau vertement pris au géant asiatique (voir la vidéo ci-dessus) mercredi devant le Sénat américain. 

Auditionné pour la confirmation de sa nomination, le futur chef de la diplomatie américaine a dénoncé la stratégie chinoise en mer de Chine du sud où, d’après le Pentagone, l’Empire du Milieu multiplie les constructions. "Nous allons devoir envoyer un signal clair à la Chine, pour lui signifier que les constructions sur les îles doivent cesser, et ensuite, que [son] accès à ces îles ne sera plus permis", a déclaré l’ex-PDG d’ExxonMobil, sans préciser comment ces restrictions seront mises en place. 

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Des intérêts respectifs parfois "en conflits"

"C'est une menace pour l'ensemble de l'économie, si la Chine est capable d'imposer ses volontés sur le passage (de navires, ndlr) à travers ces eaux", a ajouté Rex Tillerson, alors que Pékin revendique la quasi-totalité de cette vaste zone hautement stratégique car présumée riche en hydrocarbures. "Construire des îles et ensuite installer des équipements militaires sur ces îles, c'est la même chose que la prise de la Crimée par la Russie", a-t-il ensuite lâché, critiquant Moscou au passage. 

Le secrétaire d’Etat nommé a également jugé que la Chine n'a pas été "un partenaire fiable pour user de son influence" sur la Corée du Nord afin d'endiguer son programme nucléaire illégal. Toujours plus piquant, l’ancien homme d’affaires a estimé que les objectifs de Pékin étaient parfois "en conflit avec les intérêts américains".

Concernant Taïwan, sujet éminemment crispant entre Donald Trump et le gouvernement chinois, Rex Tillerson a souligné que les Etats-Unis n'abandonneront pas leur engagement à défendre l'île, militairement si nécessaire. Il s’est en revanche démarqué du président-élu concernant le principe de "Chine unique", en affirmant n'être pas au courant d'un quelconque projet d'abandon de cette "politique".

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