#Metoo : plus de 200 militaires et diplomates américaines dénoncent le harcèlement dont elles sont victimes

#Metoo : plus de 200 militaires et diplomates américaines dénoncent le harcèlement dont elles sont victimes

AGRESSIONS - Dans une lettre ouverte, des femmes du secteur de la sécurité nationale disent être victimes d'abus et de discriminations. Elles affirment que, comme dans le secteur privé, leurs plaintes sont ignorées.

Plus de 220 femmes diplomates, militaires et spécialistes de la sécurité nationale aux Etats-Unis ont rejoint le mouvement #metoo (moi aussi) dans une lettre ouverte où elles affirment que le harcèlement sexuel est assez répandu dans leur profession.

Dans cette lettre ouverte mise en ligne lundi soir, ces femmes du secteur de la sécurité nationale disent être victimes d'abus et de discrimination. "Nous aussi, nous avons subi le harcèlement sexuel, des agressions sexuelles ou des abus, ou nous connaissons des femmes à qui c'est arrivé".

Toute l'info sur

#BalanceTonPorc, le hashtag qui réveille les consciences contre le harcèlement

"Ces abus sont dûs à un déséquilibre des pouvoirs"

"Ce n'est pas un problème qui ne concerne que Hollywood, la Silicon Valley, les médias ou le Congrès. Ces abus sont dus à un déséquilibre des pouvoirs et à des environnements qui permettent de telles pratiques tout en réduisant les victimes au silence ou en leur faisant honte", ajoutent-elles.

Parmi les signataires on trouve plusieurs femmes ayant occupé ou occupant des fonctions élevées au ministère de la Défense, au département d'Etat, à la Maison Blanche et dans les agences de renseignement, notamment 60 anciennes et actuelles ambassadrices, comme l'ancienne ambassadrice américaine au Pakistan Wendy Chamberlin, une ex-chef d'Etat-major au Conseil à la Sécurité nationale de la Maison Blanche, Suzy George, et l'ancienne secrétaire d'Etat adjointe aux Droits de l'Homme ,Sarah Sewall.

Beaucoup de femmes abandonnent leur carrière

Elles disent que malgré la proportion importante de femmes qui entrent dans ces ministères en début de carrière, beaucoup abandonnent et elles sont peu nombreuses à parvenir à des postes à responsabilité.

"Beaucoup de femmes sont freinées ou éloignées du secteur par des hommes qui usent de leur pouvoir pour, au pire, les agresser sexuellement ou, au mieux, perpétuer - parfois inconsciemment - un environnement qui réduit les femmes au silence, les dénigre, les rabaisse ou les néglige", ajoutent les signataires dans leur lettre ouverte.

Lire aussi

Elles réclament aussi une formation obligatoire pour tous sur les questions de harcèlement sexuel et la création de canaux multiples, clairs et privés pour dénoncer les abus. Elles suggèrent enfin des enquêtes auprès de toutes les femmes quittant un emploi au sein du gouvernement pour avoir une meilleure idée de l'étendue du problème.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Covid-19 : vers de nouvelles mesures ? Emmanuel Macron préside un Conseil de défense à l'Élysée

Présidentielle 2022 : blessé au poignet en début de meeting, Éric Zemmour porte plainte

Un vaccin qui "n'empêche pas la transmission", est-ce vraiment "du jamais-vu depuis Pasteur" ?

Télétravail, vaccination des enfants... Ce qui pourrait être annoncé à l'issue du Conseil de défense lundi

Covid-19 : vacances de Noël avancées dans les écoles et rassemblements limités... la Belgique sur le qui-vive

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.