Quatre suspects vont être jugés après le crash du MH17 de la Malaysia Airlines

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Crash du vol MH17

CRASH - Les Pays-Bas vont juger quatre suspects pour meurtre six ans après le crash de l'avion MH17 de la Malaysia Airlines au dessus de l’Ukraine, en 2014. Le procès devrait avoir lieu en mars 2020, sans doute en l'absence des 4 hommes que la Russie et l'Ukraine refuseront probablement d'extrader.

Six ans après, les familles des victimes vont enfin pouvoir faire face aux présumés coupables de la mort de leurs proches. Selon une information de l'AFP, quatre personnes, 3 Russes et un Ukrainien, vont être jugées devant un tribunal néerlandais en mars 2020 dans l'affaire du crash de l'avion MH17 de la Malaysia Airlines. Les enquêteurs ont identifié comme suspects les Russes Sergueï Doubinski, Igor Girkine et Oleg Poulatov ainsi que l'Ukrainien Leonid Karchenko. Tous les quatre sont poursuivis pour meurtre par le parquet néerlandais.


Dans la foulée, Washington a exhorté Moscou à s'assurer que "justice" soit rendue. "Nous appelons la Russie à (...) s'assurer que tout individu inculpé actuellement en Russie soit traduit en justice", a déclaré, cité dans un communiqué, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. Survenu au dessus de l'Ukraine, le 17 juillet 2014, ce drame avait fait 298 victimes. Les passagers provenaient en majorité des Pays-Bas. 

Rapidement après la révélation des noms des quatre suspects, le Russe Igor Guirkine, désigné par les enquêteurs internationaux comme l'un des responsables présumés, a démenti toute implication des séparatistes dans la tragédie. "Tout ce que je peux dire, c'est que le Boeing n'a pas été abattu par les rebelles", a déclaré M. Guirkine, qui était l'un des chefs de guerre des séparatistes à l'époque du crash, cité par l'agence Interfax.

Il y a un peu plus d'un an, les enquêteurs internationaux avaient confirmé que ce drame n'était pas un accident. L'avion, qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur, avait en fait été abattu par un missile russe. Des conclusions présentées par l'enquêteur néerlandais Wilbert Paulissen en mai 2018 qui ont été rejetées par la Russie, qui indiquait alors qu'"aucun missile russe n'a jamais franchi la frontière russo-ukrainienne".

La Russie dénonce des "accusations gratuites"

Suite à ces annonces, l'Ukraine a appelé la Russie à "reconnaître sa responsabilité" dans le crash du vol MH17. "Nous appelons la Fédération de Russie à reconnaître sa responsabilité" et à "commencer à coopérer avec l'enquête" internationale sur cette tragédie, a déclaré dans un communiqué la diplomatie ukrainienne.


De son côté, la Russie a dénoncé des "accusations gratuites" visant à la discréditer. "Une fois de plus, des accusations tout à fait gratuites sont avancées contre la partie russe et visent à discréditer la Fédération de Russie devant la communauté internationale", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

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