Trump envisage d'envoyer 15.000 soldats pour stopper la caravane de migrants venus du Honduras

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STOP - Les milliers de migrants centraméricains - essentiellement honduriens - qui se dirigent depuis plusieurs jours vers les Etats-Unis auront droit à un accueil particulièrement répressif. Après avoir demandé le déploiement de plus de 5000 soldats à la frontière mexicaine, le président américain envisage de porter à 15.000 ce nombre.

Ils ne sont pas les bienvenus. Alors qu’ils fuient depuis près de trois semaines la pauvreté et les violences qui se multiplient dans leur pays, principalement en Honduras, des milliers de migrants d'Amérique centrale, pour la plupart venus du Honduras, ont pour objectif de rejoindre les Etats-Unis, via le Mexique. Une migration qui ne plaît pas du tout à Donald Trump qui a décidé de renforcer la présence militaire américaine près du Mexique afin de stopper ceux qui s’aventureraient au-delà de la frontière. 

Opération "Patriote fidèle"

Pendant que le Mexique a décidé, lui aussi, de passer à l’action au sud en stoppant d’autres migrants à la frontière avec le Guatemala, les Etats-Unis s’apprêtent à déployer plus de 5000 soldats sur demande de l’hôte de la Maison Blanche. "D'ici à la fin de la semaine, nous allons déployer plus de 5200 soldats à la frontière sud-ouest, a détaillé lors d'une conférence de presse le général Terrence O'Shaughnessy, alors que 2100 membres de la Garde nationale sont déjà mobilisés. C'est seulement le début de cette opération", promettait-il en début de semaine. Ce n'était pas des mots en vain, puisque, mercredi 31 octobre, le Commander in Chief a prédit l'envoi de forces supplémentaires : "Nous irons jusqu'à 10.000 ou 15.000 soldats".

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Baptisée "Patriote fidèle" cette opération d’envergure vise à renforcer les moyens déjà existants – notamment au Texas et en Californie - et à empêcher au maximum les passages de migrants. "La sécurité aux frontières est une affaire de sécurité nationale et l'armée américaine va améliorer les capacités du CBP (le service des douanes et de la protection des frontières, ndlr) à renforcer la frontière, a souligné le général O'Shaughnessy.

C'est une invasion de notre paysDonald Trump

De son côté, Donald Trump, qui n’hésite pas à parler d’"invasion", multiplie les commentaires à la fois sur la marche des migrants et sur le déploiement militaire qu’il a ordonné. "De nombreux membres de gangs et de très mauvaises personnes se sont mélangés à la caravane qui se dirige vers notre frontière sud", a-t-il notamment tweeté le 29 octobre. Et d’ajouter : "S'il vous plaît, faites demi-tour, vous ne serez pas autorisés à entrer aux Etats-Unis, à moins de suivre la procédure légale. C'est une invasion de notre pays et notre armée vous attend." Un discours très politique à une semaine des élections de mi-mandat (6 novembre) que ses opposants démocrates semblent aborder en position de favoris.

Partis du Honduras le 13 octobre dernier, les migrants seraient, selon l'ONG Pueblos Sin Fronteras, actuellement encore 4000 à poursuivre leur marche vers les Etats-Unis, environ 3000 ayant décidé de faire demi-tour ces derniers jours. 

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