Mikel Irastorza, le "col blanc" d'ETA arrêté en France

Mikel Irastorza, le "col blanc" d'ETA arrêté en France
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ARRESTATION - Plus haut dirigeant d'ETA, l'organisation séparatiste basque, Mikel Irastorza a été arrêté ce samedi en France à Ascain (Pyrénées-Atlantiques).

"Un inconnu, sans sang sur les mains". Tel est le portrait dressé par la presse espagnole de Mikel Irastorza. Arrêté ce samedi en France à Ascain (Pyrénées-Atlantiques) selon un communiqué du ministère espagnol de l'intérieur, il s'agit pourtant bien de l'ultime haut dirigeant d'ETA - l'organisation séparatiste basque - qui était encore en fuite. Ce sont des agents de la direction générale de la sécurité intérieure qui ont mis fin à la cavale de cet homme, dans le cadre d'une opération visant "la structure dirigeante d'ETA", et menée de concert avec la Garde civile espagnole.

Irastorza a été interpellé "à l'intérieur d'une habitation de la localité française d'Ascain, dans les Pyrénées-Atlantiques", précise le ministère dans un communiqué. Ce dernier a été arrêté avec un couple franco-espagno le quinquagénaires qui l'hébergeaient à leur domicile. Irastorza avait pris la succession de David Pla et Iratxe Sorzabal à la tête d'ETA quand ces derniers avaient été pris dans un coup de filet de la Garde civile espagnole et des forces de sécurité françaises à Saint-Etienne-de-Baigorry (Pyrénes-Atlantiques), le 23 septembre 2015.

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    A la tête de l'appareil politique d'ETA

    Loin des effusions de sang liées aux actions terroristes d'une organisation fondée en 1959 , Mikel Irastorza est surtout celui qui, selon une source proche de la direction de lutte antiterroriste espagnole, dirige l'appareil politique de l'organisation avec Egoitz Urrutikoetxea (avant son arrestation en septembre 2015), fils du  chef historique d'ETA Josu "Ternera" Urrutikoetxea. Après l'arrestation des responsables logistiques de l'organisation séparatiste basque en juillet 2015, Irastorza a ainsi hérité de la direction du pole politico-logistitique, soit la gestion complète d'une ETA déjà fortement affaiblie, et qui avait "définitivement" déposé les armes en 2011. Auparavant, il avait exercé comme représentant du Front de débat national, une organisation qui regroupait la gauche nationaliste -EA et Aralar - en plus de nombreux autres groupes nationalistes. L'objectif étant à l'époque d'unir les ces forces nationalistes "dispersées" autour d'un objectif commun d'indépendance.

    Irastoza est le septième haut dirigeant d'ETA arrêté depuis que l'organisation a décidé de renoncer à la violence il y a cinq ans, bien qu'elle refuse de rendre les armes et de se dissoudre comme l'exigent Paris et Madrid. A ce jour, ETA est tenue pour responsable de la mort de plus de 800 personnes en plus de 40 années de lutte armée pour l'indépendance du Pays basque et de la Navarre.

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