Mistral : la livraison du navire à la Russie imminente?

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POLEMIQUE - Après plusieurs mois de tensions, les autorités russes ont annoncé qu'elles prendront possession du porte-hélicoptère français à la Russie à la mi-novembre. Mais le gouvernement français ne confirme pas.

C'est un feuilleton militaire à plusieurs épisodes. Alors que le "Vladivostok" est toujours en cours de finalisation dans le port de Saint-Nazaire, sa cession à la Russie fait l'objet de tractations et de rumeurs intenses. Dernier rebondissement en date ce mercredi midi. Le vice-Premier ministre russe, Dmitri Rogozine a officialisé  sur son compte Twitter , la photographie d'une lettre signée par le directeur de la Direction des Constructions navales (DCNS), Pierre Legros.  Elle indique qu'une cérémonie aura lieu le 14 novembre prochain à Saint-Nazaire pour la "cession" du porte-hélicoptères aux autorités russes.

Sauf que la déclaration ne cadre pas avec celle, faite la veille, par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Ce dernier avait déclaré  que le président François Hollande ne rendrait sa décision que "courant novembre" sur la livraison du navire de guerre. Il l'a notamment conditionnée à une application intégrale du plan de paix en Ukraine et à un cessez-le-feu "entièrement respecté".

Protestations de Washington

Serait-ce une nouvelle tentative de pression de la part des autorités russes ?  Interrogé par FranceTVInfo , un porte-parole de DCNS a relativisé en indiquant qu'aucune date de livraison ne pouvait pour l'instant être confirmée. Mais en attendant, le Vladivostok continue à faire  des essais en mer au large de Saint-Nazaire

Cela fait désormais plusieurs mois que la vente de deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie est au point mort. Si l'accord avait été pris en juin 2011 sous le mandat de Nicolas Sarkozy pour un montant de 1,2 milliard d'euros, la crise ukrainienne était venue changer la donne. Washington avait officiellement protesté contre la cession de navire de guerre, alors même que les Occidentaux, France comprise, accusaient la Russie de jouer un rôle actif dans la crise en Ukraine.

Un débat qui risque de durer. Selon Le Figaro, il resterait également moins d'un an de travaux à réaliser avant les essais en mer et la livraison du second navire, nommé Sébastopol.

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