Mort de George Floyd : de nouvelles images de son arrestation révélées

Mort de George Floyd : de nouvelles images de son arrestation révélées
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BLACK LIVES MATTER - Un média anglais a publié ce lundi les images de l'arrestation de George Floyd, le 25 mai dernier, aux Etats-Unis, plusieurs minutes avant sa mort. On y découvre notamment la terreur de l'Afro-américain face aux officiers.

Une trentaine de minutes pour y voir beaucoup plus clair. Le DailyMail a révélé ce lundi 3 août les images de l’arrestation de George Floyd, cet Afro-américain décédé sous le genou d’un policier dans le Minnesota en mai dernier. Les images montrent avec précision les faits. On y découvre aucun refus d’obtempérer mais une certaine panique de la part du père de famille, qui ne cesse d’implorer la pitié des policiers. 

"S'il te plaît ne tire pas !"

Les documents révélés comprennent près de 18 minutes d’images issues de la caméra portée par l'agent Alex Kueng et 10 minutes provenant de l'agent Thomas Lane. Ce sont eux qui sont arrivés en premier sur les lieux après un appel d’un commerçant alertant qu'un individu aurait tenté d’acheter des cigarettes avec un faux billet. La vidéo commence lorsque les deux agents entrent dans le magasin. Face à eux, un membre du personnel agite le fameux billet qui serait factice. L’employé indique que celui qui a donné ce billet est garé un peu plus loin, dans un SUV bleu. Les policiers s'avancent donc vers le véhicule. Le plus vieux d’entre eux passe du côté du conducteur, tandis que l’autre s’approche du siège passager. L’ex-petite amie de celui qui était surnommé "le doux géant", Shawanda Hill, est assise sur la banquette arrière tandis qu’un ami se trouve à l’avant. Le policier frappe alors à la fenêtre de la voiture avec sa lampe de poche, intimant au conducteur d’ouvrir la portière. Ce qu’il ne fait pas immédiatement. On aperçoit à travers la vitre un homme affligé, qui se prend la tête entre les mains. Un état qui ne va pas s’arranger. Car une fois la porte ouverte, l’agent sort immédiatement son arme de poing et la pointe sur son interlocuteur. Sur la vidéo, on découvre le visage terrifié du père de famille. Il lève les mains, et il répète "je suis désolé". Agressif, le policier lui ordonne de "mettre ses putains de mains sur les volants".

Le policier somme ensuite le conducteur de sortir de la voiture. Il s’exécute, sanglotant. Les images montrent alors en détails comment George Floyd ne va cesser d’implorer la pitié des policiers. Il supplie les agents de ne "pas lui tirer dessus". Terrorisé, il dit avoir été blessé par balle auparavant de la "même manière". "S’il te plaît mec, j’ai déjà été blessé comme ça", lance-t-il au policier, qui lui assure qu’il ne lui "tirera pas dessus", avant de l’interpeller et le menotter. A aucun moment on ne peut observer une tentative de la part de l’interpellé de prendre la fuite. 

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Au même moment, l’un des agents s’approche des deux passagers, sortis de la voiture, qui attendent sur le trottoir. "Pourquoi il ne nous montre pas ses mains ? Pourquoi est-il tout bizarre comme ça?", demande Thomas Lane. "Parce qu'il a déjà été touché par une balle", répond l’ex-copine, arguant qu’il n’est pas ivre mais simplement qu’il se "passe quelque-chose" dans sa tête lorsqu'il est face aux forces de l'ordre. Une parole qu’elle illustre en pointant son doigt sur sa tête, comme pour suggérer qu’il a des troubles mentaux. 

Les deux officiers conduisent ensuite le père de deux enfants vers la voiture de la patrouille. Imposant du haut de ses deux mètres, on voit pourtant cet ancien athlète prometteur perdre ses moyens, balbutier, répéter sans cesse "s’il vous plait", et "je ne suis pas ce genre de gars". S’il ne se débat pas jusqu'au véhicule, l’interpellation devient plus compliquée lorsqu'on lui ordonne d’entrer dans le véhicule. Le quarantenaire panique, et affirme qu'il souffre de claustrophobie. Il tombe au sol. "Lève-toi ! Arrête de tomber", crie Alex Kueng, tandis que son collègue propose de baisser les vitres pour calmer son anxiété. Mais George Floyd se débat toujours. "J'ai peur, putain", peut-on l’entendre dire. 

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C’est à ce moment là que Derek Chauvin, le policier qui sera finalement incriminé dans la mort de cet Afro-américain, et son collègue Tou Thao, lui aussi limogé, arrivent en renfort sur les lieux. Alors que les deux premiers officiers arrivent enfin à faire monter George Floyd dans la voiture, lui parvient à se dégager, et tente de sortir du véhicule par la portière qui donne sur la route. La séquence est ensuite très trouble. Mais quelques secondes plus tard, l’homme est allongé sur le trottoir avec le genou de Derek Chauvin sur son cou. Face contre terre, on l’entend implorer, appelant sa "maman". Avant de lâcher le désormais tristement célèbre "je ne peux plus respirer". 

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