Mort de George Floyd : la fronde se mondialise, la France rattrapée à son tour

Mort de George Floyd : la fronde se mondialise, la France rattrapée à son tour
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MOUVEMENT - Dans le sillage de plusieurs villes américaines, des manifestations ont essaimé un peu partout dans le monde contre les violences policières. Mardi soir, ils étaient 20.000 à Paris, en hommage à George Floyd et Adama Traoré.

"I can't breathe." Les derniers mots de George Floyd, cet afro-américain asphyxié par un policier blanc à Minneapolis, se sont répandus comme une trainée de poudre sur les affiches des manifestants qui, depuis une semaine, battent le pavé. Aux Etats-Unis mais pas seulement : d'Amsterdam à Londres en passant par Berlin, le mouvement a essaimé. Jusqu'à Paris, mardi soir.

Ils étaient en effet 20.000 à se masser au pied du tribunal de justice de Paris à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré. Ce jeune homme noir de 24 ans est mort en 2016 après son interpellation. "Aujourd'hui, ce n'est plus que le combat de la famille Traoré, c'est votre combat à vous tous (...). Aujourd'hui, quand on se bat pour Georges Floyd, on se bat pour Adama Traoré", a lancé Assa Traoré, sœur aînée d'Adama, face à des manifestants qui scandaient "Révolte" ou "Tout le monde déteste la police". 

"Pas de justice, pas de paix !"

Des scènes identiques se sont déroulées de l'autre côté de la Manche, dimanche dernier. "Pas de justice, pas de paix !", a scandé à plusieurs reprises une foule de plusieurs centaines de personnes, réunie à Trafalgar Square, au cœur de Londres. Certains arboraient des panneaux en carton sur lesquels on pouvait lire "Black lives matter" ("Les vies noires comptent") ou encore "Notre couleur de peau n'est pas un crime". Les manifestants se sont ensuite agenouillés pendant une dizaine de minutes, un geste devenu un symbole de la lutte contre les discriminations aux Etats-Uni. Dans le reste du Royaume-Uni, des centaines de manifestants se sont aussi rassemblés à Manchester, tout comme à Cardiff, au Pays de Galles.

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En Suisse, plus d'un millier de personnes ont manifesté contre le racisme lundi à Zurich. A Genève le rassemblement a tourné court, la police dispersant rapidement les quelques personnes qui se pressaient autour d'une banderole en hommage au jeune homme. A Amsterdam aussi ils étaient environ 5.000, malgré les règles imposées par l'épidémie de Covid-19.

En Italie, dès le jeudi 28 mai – soit trois jours après la mort de George Floyd – une manifestation a eu lieu à proximité du consulat des Etats-Unis, à Milan. A Berlin, dimanche, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées aux alentours de l’ambassade des Etats-Unis. Même scène à des milliers de kilomètres, en Irlande, où 5.000 manifestants se sont pressés devant la représentation américaine. à Dublin.

Le mouvement est sans frontières : à Rio de Janeiro au Brésil, des manifestants scandant dimanche "Je ne peux pas respirer !" se sont rassemblés à proximité du Palácio Laranjeiras, le palais du gouverneur de l’Etat, et ont été dispersés par la police en tenue antiémeute. Des portraits de George Floyd et un panneau sur lesquels était écrit "Le racisme tue, ici, là et partout dans le monde" ont été accrochés sur la clôture de l’ambassade des Etats-Unis à Mexico.

En Syrie aussi, malgré les ravages de la guerre, le drame de George Floyd a résonné. les artistes Aziz Asmar et Anis Hamdoun ont peint un portrait de George Floyd sur un mur de la ville de Binnish, dans la province d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie.

Les funérailles de George Floyd sont prévues le 9 juin à Houston, ville où il a grandi. Avant cela, deux cérémonies doivent se dérouler jeudi à Minneapolis et samedi en Caroline du Nord d'où il était originaire.

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