Mort de James Foley : Obama attaque le "cancer" de l'Etat islamique

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TERRORISME - Tandis que l'authenticité de la vidéo montrant l'exécution du journaliste américain James Foley a été confirmée, le président des Etats-Unis a redit mercredi soir sa détermination à combattre l'Etat islamique en Irak.

La tradition américaine de fermeté vis-à-vis des terroristes est respectée. Au lendemain de la diffusion, par l'Etat islamique présent en Syrie et en Irak, d'une vidéo montrant la décapitation du journaliste américain James Foley , le président Barack Obama s'est montré mercredi soir sans concession. Interrompant ses vacances pour une brève allocution, il a rendu hommage au journaliste assassiné, avant d'appeler "les gouvernements et les peuples du Moyen-Orient" à travailler ensemble à lutter contre l'Etat islamique (EI) pour "extraire ce cancer afin qu'il ne se répande pas". Et d'insister en jugeant que l'EI, qui veut instaurer un califat en Irak et en Syrie, n'a "pas sa place au XXIe siècle" et "ne parle au nom d'aucune religion".

Quant aux frappe aériennes que les Etats-Unis mènent dans le nord de l'Irak depuis le 8 août, Barack Obama s'est redit déterminé à les poursuivre, malgré les revendications des tortionnaires de James Foley. "Quand des Américains sont visés quelque part, nous faisons ce qui est nécessaire pour que justice soit faite", a-t-il martelé. Peu avant, l'armée américaine avait annoncé qu'une nouvelle vague de 14 bombardements avait été menée ces dernières 24 heures. Selon un haut responsable américain, le Pentagone envisage par ailleurs d'envoyer environ 300 soldats supplémentaires en Irak, où se trouvent déjà 850 soldats et conseillers militaires.

Echec d'une opération de sauvetage

Dans la soirée, le Pentagone et la Maison-Blanche ont rendu publique une opération effectuée "plus tôt cet été" pour secourir "un certain nombre d'Américains retenus en otage en Syrie" par le groupe djihadiste, sans toutefois préciser leur nombre ou leur identité. L'opération a échoué "parce que les otages n'étaient pas présents" dans le lieu repéré par les services de renseignement américains, a-t-on expliqué. Selon le Washington Post, James Foley se trouvait parmi les otages visés par cette opération... C'est la première fois que les Etats-Unis rendent publique une opération de ce type sur le sol syrien depuis le début du conflit en mars 2011.

Dans la vidéo montrant l'assassinat de James Foley, dont l'authenticité a été confirmée mercredi par la Maison-Blanche, les djihadistes menacent d'exécuter un second otage américain, Steven Sotloff, également journaliste, si le pilonnage en Irak se poursuit.

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