Mort des trois adolescents israéliens : la crainte d'un nouvel embrasement

Mort des trois adolescents israéliens : la crainte d'un nouvel embrasement

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PROCHE ORIENT - Les trois jeunes Israéliens enlevés le 12 juin ont été retrouvés morts dans le sud de la Cisjordanie, près de Hébron. Des "meurtres" imputés au Hamas par Israël qui a promis de dures représailles au mouvement islamiste palestinien.

Naftali, Gilad et Eyal avaient été kidnappés le 12 juin alors qu'ils faisaient de l'auto-stop entre Hébron et Bethléem. Les corps de ces trois jeunes israéliens, âgés de 16 à 19 ans, ont été retrouvés lundi à quelques centaines de mètres, enterrés dans un champ. Des "meurtres" aussitôt imputés au Hamas par Israël, menaçant d'intensifier les attaques sur le territoire palestinien déjà en proie à une escalade de la violence.

L'Etat hébreu a "la volonté et la détermination nécessaires pour endurer les épreuves d'une longue opération visant à éradiquer le Hamas", a prévenu dans la soirée le vice-ministre israélien de la Défense. Un présage partagé par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pour qui le Hamas "paiera" de cet enlèvement qui a suscité une vive émotion Israël. Plus de 2500 soldats ont en effet été déployés depuis vendredi dans le sud de la Cisjordanie dans le cadre d' une opération baptisée "Gardien de nos frères" . Bilan : 420 Palestiniens arrêtés - dont 305 membres du Hamas - , 2.200 bâtiments fouillés mais aussi cinq Palestiens tués .

"Portes de l'enfer"

Un affront pour le mouvement islamiste - qui avait démenti être le commanditaire mais avait salué le rapt -, et le point de départ d'une nouvelle flambée de violences. Les tirs de roquettes depuis Gaza s'accentuent et sont devenus le lot quotidien des habitants du sud d'Israël et, s'ils n'ont fait aucune victime ni dégâts majeurs, s'attirent les foudres de Jérusalem.

"Si ces tirs (de roquettes) continuent, il y a deux possibilités : ou le Hamas, qui est responsable sur le terrain, y met fin ou c'est nous qui y mettrons fin", a prévenu lundi Benjamin Netanyahu. Même le ministre des Finances Yaïr Lapid, considéré comme un modéré, a affirmé qu'"il faut lui rentrer dedans (au Hamas, NDLR) à cause de l'enlèvement, mais aussi à cause des tirs" de roquettes. Des invectives prises au sérieux par le président palestinien Mahmoud Abbas, lequel a convoqué lundi soir une réunion d'urgence. Le Hamas, lui, demeure inflexible : "Si les occupants se lancent dans une escalade ou une guerre, ils ouvriront sur eux les portes de l'enfer".

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