Mort mystérieuse de Kim Wall dans un sous-marin : "Le sexe tient une place importante dans la vie" de Peter Madsen

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ENQUÊTE – Alors que des films de décapitation de femmes ont été retrouvés sur un disque dur de son atelier, les proches de Peter Madsen, soupçonné du meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall en août, ont livré quelques détails sur la personnalité de l’inventeur danois controversé du Nautilus.

Les éléments troublant s’accumulent mais, faute d’aveux, le mystère demeure. Alors que des films de décapitation de femmes ont été retrouvés sur un disque dur dans l'atelier de l'inventeur danois Peter Madsen, soupçonné du meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall à bord de son sous-marin en août, l’homme de 46 ans continue de clamer son innocence. "Ce disque dur ne m'appartient pas", a-t-il en effet soutenu, laissant entendre que de nombreuses personnes avaient accès à ses locaux.


L'accusation estime pourtant que les vidéos accréditent la version selon laquelle celui qui est surnommé "Rocket Madsen" a tué la jeune femme afin de satisfaire un fantasme sexuel avant de la mutiler et de la démembrer. Le Danois serait-il un fétichiste morbide ayant voulu assouvir ses pulsions ? Bien que très perturbés par l’affaire, ses proches pondèrent cette hypothèse. "Le sexe tient une place importante dans sa vie et il a beaucoup expérimenté mais il n'a jamais été aussi extrême", explique ainsi son biographe, le journaliste Thomas Djursing, dans les colonnes du quotidien suédois Expressen. "Son truc, c’était plutôt les déguisements."

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Reconnaissant avoir été choqué par les révélations de la justice, Thomas Djursing, qui a côtoyé Peter Madsen durant huit ans et a écrit des centaines d’articles à son sujet, pense que la découverte des vidéos ne constitue pas une preuve suffisante : "Ça pourrait très bien être ses films, mais il faut garder à l'esprit qu’il a autorisé d'autres personnes d’accéder à son ordinateur. Lui-même n'a rien d’un génie informatique. Il est plutôt du genre à noter des choses et à ne pas les retrouver par la suite." Un avis partagé par des spécialistes du dossier pour qui, s’ils renforcent la suspicion, les clips retrouvés ne permettent pas concrètement de faire avancer l’enquête. 


Pour rappel, le tronc décapité et démembré de Kim Wall, 30 ans, a été découvert le 21 août en baie de Køge, non loin de la capitale danoise. Tandis que Peter Madsen soutient qu’un accident a entraîné le décès de la jeune journaliste, dont il a finalement jeté le cadavre à la mer, l'autopsie n'a pas permis d'établir les causes précises de la mort, même si elle a mis en évidence de multiples mutilations infligées aux parties génitales de la victime. Deux mois après la disparition de la Suédoise, les recherches se poursuivent pour retrouver l'intégralité de son corps.

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