Enfermée 8 ans dans une cave : l'affaire Natascha Kampusch en quatre points

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Pendant 8 ans, Natascha Kampusch a été enfermée dans une cave par un homme, W.Priklopil. Aujourd'hui âgée de 28 ans, la jeune femme parvient difficile à tourner la page. Retrouvez le résumé cette affaire hors normes.

Natascha Kampusch, aujourd’hui âgée de 28 ans, est une jeune femme Autrichienne. Elle apparaît pour la première fois aux yeux du grand public en 2006 qui découvre alors, avec horreur, son histoire. Kidnappée sur le chemin de l’école à l’âge de 10 ans, Natascha passera les 8 années suivantes dans une cave sous l’étroite surveillance de son bourreau,  Wolfgang Přiklopil, technicien en télécommunication et admirateur d'Hitler à ses heures perdues. Ce dernier sera retrouvé décapité, sur une voie de chemin de fer, le jour même de l’évasion de sa prisonnière. 

La victime a passé près d’une décennie en captivité dans la maison de son ravisseur, plus particulièrement dans une cache qui ne disposait pas de lumière naturelle. Aménagée de manière sommaire dans le sous-sol de l’habitation, cette prison contenait un équipement rudimentaire : toilettes, bureau, lit, lavabo et quelques rangements. Véritable esclave moderne, Natascha Kampusch voyait ses journées rythmées par les ordres de son bourreau (cuisine, ménage, parfois télévision et discussions). Plus tard, sous la surveillance de Wolfgang Přiklopil, Natascha a pu se déplacer dans le reste de la maison, voire parfois dans le jardin, de nuit.  Concernant d'éventuels viols, Natasche Kampusch s'est toujours refusé de s'exprimer sur le sujet, bien que la police soupçonne l'existence de tels faits.

Le 23 août 2006, Wolfgang Přiklopil ordonne à sa captive d’aller laver la voiture. Natascha, sous l’étroite surveillance de son bourreau, obéit. Mais la chance va lui sourire : absorbé par un coup de fil, son ravisseur relâche son quelques instants son attention et s’éloigne, gêné dans sa conversation par les bruits de l’aspirateur. Natascha en profite pour s’échapper. Elle ira tout d’abord sonner chez une voisine de 71 ans, qui refusera de lui ouvrir, mais qui consentira à appeler la police. 

Très vite, l’histoire de Natascha Kampusch a été montrée du doigt par différents médias, qui ont notamment remis en cause la nature de la relation qu’elle entretenait avec son kidnappeur, évoquant parfois un syndrome de Stockholm, notamment lorsque Natascha a manifesté le désir d’aller à la morgue se recueillir sur la dépouille de Wolfgang Přiklopil. On lui reprochera alors de "cacher des choses". La victime confiera :  "Au début, tout le monde partageait ma joie. J’ai reçu des lettres et des fleurs, ensuite tout s’est retourné et s’est transformé en défiance, en envie, en haine et en rejet". 


Une thèse complotiste populaire et tenace voudrait que la mère de Natascha soit elle-même impliquée dans l'enlèvement de sa fille, que la victime soit restée de son plein gré auprès de son bourreau, ou encore qu'un réseau pédophile d'envergure soit impliqué dans l'affaire. Certains avancent encore que Wolfgang Přiklopil n'a pas agit seul. En effet, un témoin de 12 ans, interrogé à l'époque de la disparition de Natascha, aurait affirmé que deux hommes se trouvaient à l'intérieur du van dans lequel est montée la petite, sans être pris au sérieux. Une autre thèse populaire affirme que Wolfgang Přiklopilv ne s'est pas suicidé, mais a été assassiné. Plus largement, nombreux sont ceux à reprocher à Natascha Kampusch de faire de l'argent avec son histoire. 


La justice autrichienne, après avoir rouvert le dossier par deux fois, a classé l’affaire depuis 2013. 


En 2010 et en guise de réponse à ses détracteurs, Natascha Kampusch publie 3096 jours, son autobiographie. 

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