New York : ces hipsters qui se font implanter une barbe

New York : ces hipsters qui se font implanter une barbe

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HYPE - Pour la modique somme de 6000 euros, certains New-Yorkais n'hésitent pas à se faire implanter une barbe pour être à la mode.

On ne va pas se mentir : les poils, y en a ras la barbe. Depuis plusieurs mois, cette dernière gagne en effet du terrain sur le visage de ces messieurs, qui succombent au diktat de la mode. Avec plus ou moins de réussite... car certains "hipsters" (comprendre "branchés vintage") n'ont pas la chance d'avoir une pilosité suffisante. Une aubaine pour certains médecins : selon le journal local  DNA info , qui publie un article mardi 25 février, de plus en plus de jeunes hommes viennent se faire greffer de la barbe pour avoir l'air plus cool.

Yael Halaas, une chirurgienne-esthétique, constate "une augmentation spectaculaire du nombre de jeunes professionnels, âgés entre 20 et 30 ans, souhaitant devenir chic ou fashion". Certains déboursent jusqu'à 6000 euros pour s'offrir un nouveau visage. Sa clientèle ? Des artistes, architectes ou simplement des gens perfectionnistes. Même constat chez le docteur Jeffrey Eptsein : "Cette tendance concerne à la fois les hipsters [des jeunes urbains hyperlookés] de Brooklyn, mais aussi les cadres qui travaillent dans la publicité".

Tendance à "ne plus se raser"

Au début de sa carrière il y a une douzaine d'année, le docteur Epstein n'effectuait que deux à trois greffes de barbe par an. Aujourd'hui, il en exécute plusieurs fois par semaine. Le principe est simple : elle consiste à prélever des cheveux – voire des poils du torse... - pour les transplanter sur les joues, les tempes ou le cou, sous anesthésie locale. Si les hipsters souffrent pour être beau, les fabricants de rasoirs pâtissent de leur coté d'un effondrement des ventes.

Fin janvier, Procter & Gamble - le géant de la grande distribution américaine avec des marques telles que Colgate ou Gillette - a reconnu que ses bénéfices pour 2013 avaient chuté de 15%. Jon Moeller, son directeur financier, n'a pas hésité à critiquer la tendance généralisée des hommes à "ne plus se raser".

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