New York : il jette les cendres de son ami en plein opéra et crée un mouvement de panique

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MAUVAISE IDÉE - Lors d'une représentation au Metropolitan Opera de New York, un homme originaire de Dallas a répandu les cendres d'un ami depuis la scène. Causant un mouvement de panique et une interruption de la prestation et une évacuation, de peur d'attaque terroriste.

"Jamais je n'aurais imaginé ça." Roger Kaiser est terriblement confus. Ce fan d'opéra a été à l'origine d'un mouvement de panique au Metropolitan Opera de New York (Met), le 29 octobre dernier. Originaire de Dallas, l'homme a souhaité rendre hommage à l'un de ses amis décédé, en répandant ses cendres dans la fosse de l'orchestre. En plein entracte du spectacle L'Italiana in Algeri de Rossini, l'homme a couru sur scène, les cendres à la main, et les a jetées. Plusieurs spectateurs témoins de la scène ont alors pris peur à la vue de cette substance poudreuse blanchâtre. Il n'en a pas fallu plus pour qu'une alerte de sécurité soit déclenchée, par peur d'une attaque terroriste. L'opéra a été évacué, le reste de la représentation annulé, et l'établissement a dû fermer ses portes jusqu'au lundi 31 octobre, a indiqué CNN. 

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Malgré des pertes financières conséquentes en raison de cet incident, la direction du Met n'a pas souhaité porter plainte contre Roger Kaiser. Peter Gelb, directeur général de l'établissement, souhaitant se montrer rassurant et reconnaissant que l'homme n'avait pas pensé mal faire. "Répandre les cendres d'un amoureux de l'opéra dans la fosse d'orchestre n'est pas la pire des choses qui auraient pu nous arriver, même si cela a créé la panique", a-t-il déclaré sur CNN

Trop enthousiaste, il n'a pas tenu compte des mesures de sécurité

Dans une lettre adressée à la direction du Met, Roger Kaiser a tenu à s'excuser et à expliquer son geste, qu'il a qualifié de "doux hommage à un ami décédé". "Jamais je n'aurais imaginé que cela puisse si mal se passer", a-t-il écrit. Le Texan a même affirmé qu'il ne se pardonnerait probablement jamais d'avoir causé tant de panique et s'est excusé auprès des spectacteurs présents de les avoir privés d'un opéra qui ne s'était pas joué au Met depuis 80 ans. Selon ses propos, il a été "aveuglé par son geste, son enthousiasme l'ayant empêché d'évaluer les risques potentiels". L'ami en question, Terry Turner, était un grand admirateur d'opéra, décédé en 2012 d'un cancer. Roger Kaiser lui avait promis qu'il irait répandre ses cendres dans plusieurs opéras. "Il aurait été là pour l'éternité, à apprécier cette musique sublime", a-t-il écrit dans la lettre adressée au Met.

Peu rancunier, Peter Gelb a répondu au Texan dans un email qu'il espérait qu'il continue à clamer son amour pour l'opéra. "Nous apprécions les admirateurs qui viennent au Met. Nous espérons simplement qu'ils n'apporteront pas tous leurs cendres avec eux !", a-t-il déclaré.

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