Nigeria : 63 jeunes filles enlevées par Boko Haram s'échappent

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BRING BACK OUR GIRLS - Au Nigeria, 63 des 68 femmes et jeunes filles enlevées en juin dernier dans une série d'attaques attribuées au groupe islamiste Boko Haram dans le Nord-Est ont réussi à échapper à leurs ravisseurs, selon une source sécuritaire dimanche.

Elles ont réussi à déjouer la surveillance de leurs ravisseurs. Au Nigeria, 63 des 68 femmes et jeunes filles enlevées en juin dernier dans une série d'attaques attribuées au groupe islamiste Boko Haram dans le district de Damboa, dans le Nord-Est, ont réussi à s'échapper.

"Je viens de recevoir l'alerte, de la part de mes collègues de la région de Damboa, qu'environ 63 des femmes et jeunes filles kidnappées ont pu rentrer chez elles" a déclaré dimanche à la presse Abbas Gava, un représentant des milices locales de l'Etat de Borno qui travaille en étroite collaboration avec les forces de l'ordre. "Elles ont eu ce geste courageux au moment où leurs ravisseurs se sont absentés pour mener une opération", a-t-il précisé.

"Bring back our girls"

Des affrontements ont en effet opposé les islamistes à l'armée vendredi soir, suite à une attaque des insurgés dans la ville de Damboa, à l'issue desquels plus de 50 islamistes ont été tués, selon l'armée.
Ni le porte-parole des armées, ni le porte-parole du gouvernement fédéral n'étaient joignables dimanche soir pour réagir à ces informations. Un responsable de Damboa avait affirmé, lors de cet enlèvement, que certaines des filles étaient des enfants âgés de 3 à 12 ans.

Boko Haram a commencé à enlever des jeunes filles dans cette région bien avant le rapt de plus de 200 lycéennes de la ville de Chibok , également dans l'État de Borno, mi-avril, qui a provoqué une vive émotion au Nigeria et dans le monde. Un rapport de Human Rights Watch datant de fin 2013 fait notamment état d'enlèvements et de viols de femmes et de jeunes filles par le groupe islamiste et d'enrôlement de force de jeunes enfants. Des rapts qui provoquent la colère de la population.

Une cinquantaines de militants du mouvement "bring back our girls" (Rendez-nous nos filles), qui manifeste presque quotidiennement à Abuja en soutien aux lycéennes de Chibok, a tenté de marcher dimanche jusqu'à la présidence, de façon spontanée, mais a été invitée à rebrousser chemin par les forces de l'ordre. "Cela fait 83 jours que les jeunes filles ont été enlevées, nous manifestons depuis 68 jours mais personne ne nous écoute" a déclaré Aisha Yesufu à la presse. "Nous avons donc décidé d'aller manifester jusqu'au Président pour qu'il sache que nous sommes toujours là (...) et qu'il y a toujours des filles dans la brousse depuis 83 jours et qu'on ne fait rien pour elles".
 

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