Nigeria : près de 300 adolescentes enlevées ont été libérées

Dortoir déserté de l'école de Jangebe où plusieurs centaines d'adolescentes ont été enlevées.

SOULAGEMENT - Le gouverneur de l'État nigérian du Zamfara a annoncé ce mardi la libération des centaines d'adolescentes enlevées vendredi dernier dans leur pensionnat par des hommes armés.

Des centaines d'otages relâchés. Capturées vendredi dernier dans leur pensionnat de Jangebe (Nord-Ouest du pays), 279 adolescentes nigérianes ont été libérées ce mardi. Le gouverneur de l'État de Zamfara a précisé qu'elles étaient en sécurité au sein des locaux du gouvernement local. "Je suis heureux d'annoncer que les filles ont été libérées. elles viennent juste d'arriver dans la maison du gouvernement, et sont en bonne santé", a-t-il indiqué à un journaliste de l'AFP, qui a pu voir les jeunes filles.

"Le nombre total de filles enlevées dans l'école est de 279, elles sont toutes ici avec nous, nous remercions Allah", a ajouté le gouverneur alors que les autorités avaient initialement affirmé que 317 jeunes filles manquaient à l'appel. 

Cet enlèvement de masse constituait la quatrième attaque d'écoles en moins de trois mois dans le nord-ouest du Nigeria. Des groupes criminels, appelés "bandits", multiplient les vols de bétail à grande échelle et pratiquent les enlèvements contre rançon depuis plus de dix ans dans cette partie du pays. 

Succession d'enlèvements massifs

Depuis plus d'un an, les autorités de Zamfara discutent avec ces factions avec lesquelles ils négocient des accords d'amnistie en échange de la remise de leurs armes. Elles avaient d'ailleurs obtenu la libération en décembre dernier de 344 garçons, précédemment enlevés dans leur pensionnat de l'État voisin de Katsina. À chaque libération, les autorités nient payer une quelconque rançon aux ravisseurs. Toutefois, pour de nombreux experts en sécurité, cela ne fait que peu de doutes et leur fait craindre une multiplication des enlèvements dans ces régions minées par l'extrême pauvreté et peu ou pas du tout sécurisées.

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Les groupes de "bandits" impliqués dans les derniers événements doivent être distingués des factions terroristes qui sévissent dans la région. Ils agissent avant tout pour l'appât du gain contrairement aux groupes djihadistes davantage motivés par des motifs idéologiques. Ces derniers - Boko Haram en l'occurrence - avait enlevé 276 lycéennes en 2014, suscitant une vive émotion dans le monde. Plus d'une centaine des jeunes filles sont encore portées disparues et personne ne sait combien sont toujours vivantes.

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