Pourquoi l'acteur Danny Glover défile contre Renault-Nissan à Paris

Pourquoi l'acteur Danny Glover défile contre Renault-Nissan à Paris

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SOCIAL - Le puissant syndicat américain UAW a fait appel à l'acteur de L'Arme Fatale pour interpeller le patron de Renault-Nissan Carlos Ghosn ce mercredi à Paris. En cause : les conditions de travail des ouvriers du constructeur automobile dans le Mississippi.

En juin dernier, plusieurs syndicats français (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC) défilaient devant le siège de Renault à Boulogne-Billancourt pour interpeller la direction sur de présumées pratiques antisyndicales aux Etats-Unis. A leurs côtés, des représentants du syndicat américain United Auto Workers (UAW). Ces derniers reviennent en France ce mercredi, accompagnés d’un invité un peu spécial : l’acteur Danny Glover.


L’incontournable sergent Murtaugh de L’Arme Fatale, désormais âgé de 70 ans, a en effet été sollicité il y a quelques mois par l'UAW. Objectif : mettre sur le devant des projecteurs un conflit qui s’enlise depuis 14 ans. Car depuis l’ouverture d'une usine Nissan à Canton, dans l'Etat américain du Mississippi, ses membres dénoncent l'impossibilité d'y implanter une section syndicale. L'UAW  - 390 000 membres actifs et plus de 600 000 retraités - fait état de "nombreuses pressions exercées par la direction" de cette usine de 5.000 salariés afin "de contraindre les salariés à renoncer à l'implantation syndicale sur le site, qui nécessite le soutien de 30 % des salariés".

"On les a menacés de perdre leur emploi"

"C’est une usine qui produit énormément et les ouvriers essayent depuis des années de mettre en place un vote afin de se syndiquer. On les a menacés de perdre leur emploi, de fermer leur usine", a déploré ce mercredi l’acteur sur BFM Business. "On demande juste à Nissan de permettre l’organisation de ce vote sans menacer les ouvriers". Une salariée a par exemple affirmé que des managers étaient venus la voir pour lui dire que si elle votait pour un syndicat, la production serait délocalisée au Mexique.


Des accusations que réfute le constructeur. Dans une réponse écrite transmise en juin à l’AFP, l'entreprise affirmait que "dans chaque pays où Nissan est présent, Nissan respecte à la fois la loi et l'esprit de la loi". Et de préciser : "La décision de se joindre ou non à un syndicat est entièrement la décision des employés. Nissan soutient leur droit à choisir des représentants, comme le droit de se représenter eux-mêmes". 


En juin dernier, une trentaine de parlementaires français, dont Cécile Duflot et Noël Mamère (EELV), ou encore les socialistes Bruno Le Roux et Vincent Peillon, avaient écrit au président de l’Alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, en souhaitant que "le dialogue social cesse d'être entravé dans les plus brefs délais" à l'usine de Canton. Ce mercredi, certains d’entre eux battront peut-être le pavé avec Danny Glover. Le cortège partira de l’Assemblée nationale avant de rejoindre le Mondial de l’auto. 


Vidéo - Les nouveautés de Renault présentées par Carlos Ghosn : 

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Mondial de l'auto : les nouveautés de Renault présentées par Carlos Ghosn

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