Nouveau dérapage homophobe de Robert Mugabe à la tribune de l'ONU

International

HOMOPHOBIE – Le dictateur du Zimbabwé s'est illustré, encore, sur l'homosexualité, lundi, à l'ONU. Le président de ce pays en ruines a répété son opposition farouche à l'octroi de droits aux homosexuels.

Robert Mugabe refait parler de lui. Le dictateur zimbabwéen, qui règne d’une main de fer sur le pays depuis près de trente ans, s’est illustré, dans le mauvais sens du terme, lundi, par une tirade homophobe prononcée… à l’ONU, lors de la 70e assemblée générale des Nations unies.

Comme l’a relevé le blog Big Browser du Monde.fr , le président du Zimbabwe, farouchement opposé l’octroi de droits aux homosexuels, persécutés depuis son arrivé au pouvoir en 1987 – en 2006, une loi promulguée criminalise le fait, pour deux hommes ou deux femmes, de se tenir la main et de s’embrasser  – a répété son rejet de l’homosexualité. "Il n’est nulle part écrit dans la charte que certains doivent nous juger […]. Nous condamnons les tentatives d’ajouter de nouveaux droits qui sont contraires à nos normes, nos croyances, nos valeurs et nos traditions." Et de conclure sa tirade par un retentissant : "Nous ne sommes pas gays !"

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Une tirade... et quelques applaudissements

Sur le sujet, Robert Mugabe n’en est pas à son coup d’essai. En 2013, le despote s’en était pris à Barack Obama, sa cible favorite, et avait ainsi dénoncé l'attitude du président américain qui, selon lui, "conditionne les aides financières à l'acceptation de l'homosexualité". Rebelote cet été  : le président a fait une blague homophobe le visant en déclarant “puisque le président Obama supporte les mariages entre personnes de même sexe, qu'il défend les homosexuels et apprécie les beaux visages, il est nécessaire que je me rende à Washington, que je me mette à genoux et que je lui demande sa main", sous-entendant ainsi que le président américain était gay et qu’il fallait être gay pour être favorable au mariage pour tous.

La provocation, le nonagénaire, dirigeant d’un pays au bord de la famine et de la faillite, en est friand. Car il sait qu’il peut compter sur quelques soutiens. Si sa tirade à l’ONU a provoqué quelques rires, il y a aussi eu quelques "applaudissements polis" note Slate.com .

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