ONU : François Hollande tance la Russie et veut "forcer la paix en Syrie"

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DIPLOMATIE - Pour ce qui pourrait être son dernier discours à la tribune des Nations Unies, le président François Hollande a exhorté mardi la communauté internationale, et en particulier Moscou et Damas, à mettre un terme au conflit en Syrie.

C'est un François Hollande offensif qui s'est présenté mardi à l'Assemblée générale des Nation Unies. A cette occasion, le chef de l'Etat français a lancé un vibrant plaidoyer pour la paix et lancé un appel pressant à la communauté internationale pour mettre fin à la guerre en Syrie. 

Pour ce qui était peut-être son derniers discours à la tribune de l'ONU, François Hollande a tapé du poing sur la table et n'a pas hésité à mettre le régime syrien et son allié russe face à leurs responsabilités. "Je n'ai qu'un seul mot à dire : ça suffit !", a tonné le chef de l'Etat français à l'adresse de Moscou et Damas au lendemain d'une attaque meurtrière contre un convoi humanitaire en Syrie dont les Etats-Unis imputent la responsabilité à la Russie.

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Alep "ville martyre"

"La tragédie syrienne sera devant l'Histoire une honte pour la communauté internationale si nous n'y mettons pas fin rapidement", a poursuivi François Hollande qualifiant Alep (nord de la Syrie) de "ville aujourd'hui martyre". "Des milliers d'enfants sont écrasés sous les bombes, des populations entières sont affamées et des convois humanitaires attaqués, des armes chimiques sont utilisées", a-t-il dénoncé.

Visant la Russie sans la nommer, le président français a exhorté les "soutiens étrangers" du régime de Damas à "forcer la paix" auquel cas "ils porteront avec le régime la responsabilité de la partition et du chaos en Syrie." Le chef de l'Etat a par ailleurs pointé du doigt le régime syrien "responsable",  selon lui, de "l'échec" du cessez-le feu entré en vigueur le 12 septembre sous l'égide des Etats-Unis et de la Russie et qui n'a tenu qu'une semaine. 

François Hollande pose ses exigences

Un peu plus tard, lors d'une conférence de presse au siège des Nation Unies, il a souligné, désignant cette fois nommément "les Russes", que "leur intérêt" était d'accepter que le Conseil de sécurité des Nations Unies "puisse être saisi rapidement" et que le cessez-le-feu soit "respecté".

Concernant le cessez-le-feu en Syrie, François Hollande a posé les "quatre exigences" de la France sur ce dossier : "imposer un cessez-le-feu, c'est le préalable, assurer l'acheminement immédiat de l'aide humanitaire à Alep et aux autres villes martyres, c'est l'urgence, permettre la reprise des négociations politiques (...), c'est la solution, et sanctionner le recours aux armes chimiques, c'est la justice", a-t-il précisé.

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