Opération antiterroriste franco-belge : Bruxelles "craint" un nouvel attentat et recherche d’autres suspects

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ENQUÊTE – Au lendemain d'un coup de filet antiterroriste franco-belge dans le nord de la France et à Bruxelles, la Belgique a annoncé ce jeudi qu’elle recherchait encore "plusieurs suspects de terrorisme". Le parquet fédéral dit "craindre" un nouvel attentat.

La Belgique recherche encore "plusieurs suspects de terrorisme" au lendemain d'un coup de filet à Bruxelles et dans le nord de la France, a fait savoir ce jeudi matin le parquet fédéral belge. Les autorités disent craindre que ces suspects ne commettent un attentat.

"Nous recherchons encore différents suspects de terrorisme (...) Nous craignons qu'ils se sentent acculés après les perquisitions. Nous craignons par conséquent la même réaction que le 22 mars" 2016 lorsque des kamikazes avaient mené une double attaque à Bruxelles, faisant 32 morts, après la découverte par la police de l'une de leurs caches, a déclaré un porte-parole du parquet à la télévision flamande VTM.

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Pour rappel, l’opération menée mercredi à Wattignies, dans la banlieue lilloise, a permis d'arrêter un homme soupçonné de vouloir projeter une "action violente". En parallèle, quatre personnes suspectées d'avoir un lien direct avec un groupe de motards belges liés à la mouvance djihadiste – les "Kamikaze Riders" – ont, elles aussi, été arrêtées par la police belge après la découverte d'une cache d'armes à Bruxelles. Ce groupe, créé en 2003 à Anderlecht, dans la banlieue bruxelloise, était surtout connu de la police, à l'origine, pour ses équipées à moto au mépris du code de la route, sur le périphérique de la capitale belge. 

Dans un box de garage d'Anderlecht, la police belge a par ailleurs mis la main sur trois kalachnikovs, une quinzaine de chargeurs de kalachnikovs, ainsi qu'un fusil à pompe, trois armes de poing et munitions, des radios, deux gilets pare-balles, mais aussi un gyrophare, des uniformes de police, d'agent de sécurité, de secouriste et quatre détonateurs.

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Si deux des suspects arrêtés à Bruxelles ont été relâchés depuis, les deux autres, deux frères, Akim Saouti, 40 ans, et Khalid Saouti, 37 ans, "radicalisés" et soupçonnés de préparer un attentat à l'aide d'un important arsenal, ont été inculpés mercredi soir dans la capitale belge pour "participation à un groupe terroriste". L'homme interpellé près de Lille est, lui, toujours en garde à vue. Celle-ci peut durer jusqu'à 96 heures en vertu de la loi française.  

La famille Saouti est connue des services d'enquête criminelle et aniterroriste belge. Saïd Saouti, ancien chef des "Kamikaze Riders", avait été condamné en octobre 2016 pour "appartenance à un groupe terroriste", recrutement de candidats au djihad et apologie de Daech. Les autorités le soupçonnaient de préparer des attentats contre "plusieurs lieux emblématiques" de Bruxelles. 

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