Coup de filet antiterroriste franco-belge : la France aurait déclenché l'opération par crainte d’un attentat le 14 juillet

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CRAINTE - Selon "Le Parisien", l’opération antiterroriste ayant mené à plusieurs interpellations dans le Nord et en Belgique s’est faite à la demande de la France, qui craint un attentat à l’approche du 14 juillet.

Malgré "plusieurs suspects" toujours recherchés depuis le coup de filet antiterroriste menés mercredi en Belgique et en France, les enquêteurs ont pu débuter leurs investigations. Ils tentent de percer à jour les liens entre les frères Akim et Khalid Saouti, inculpés à Bruxelles pour "participation à un groupe terroriste", et le suspect français interpellé à Wattignies (Nord). En garde à vue dans les locaux de la DGSI, celui-ci aurait été le point de départ de l’enquête, révèle Le Parisien.

Selon nos confrères, la France s'inquiétait du rapprochement entre le suspect (qui se serait radicalisé en prison) et les frères Saouti. L’homme de 42 ans avait d’ailleurs été vu transportant un sac devant le garage d’Anderlecht (banlieue de Bruxelles) où ont été découvertes les armes mercredi, pendant qu'Akim Saouti surveillait les environs.

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Un projet d'attentat en France ?

Les enquêteurs français auraient alors déclenché l’opération menée conjointement avec la Belgique, craignant que la bande ne soit en train d’organiser un attentat pour le 14 juillet. A Anderlecht, la police belge a ainsi mis la main sur trois kalachnikovs, une quinzaine de chargeurs, un fusil à pompe, trois armes de poing accompagnées de leurs munitions, quatre détonateurs ainsi que des uniformes de police, d’agent de sécurité et de secouriste. Dans le même temps, les forces de l’ordre françaises mettaient la main sur le sac du suspect à son domicile de Wattignies, vide.

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Opération antiterroriste dans le Nord

L'ombre des "Kamikaze Riders"

L’hypothèse selon laquelle le suspect français aurait déposé les armes dans la cache d’Anderlecht est soulevée, d’autant qu’une source proche de l’enquête citée par Le Parisien indique qu’un projet d’attentat, en France ou en Belgique, était en préparation. 

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La fratrie Saouti est bien connue des services antiterroristes belges. Outre Akim et Saïd, surveillés avant l’opération car "radicalisés", leur frère Saïd a été condamné en octobre 2016 pour appartenance à un groupe terroriste, recrutement de candidats au djihad et apologie de Daech. Il est l’ancien chef des "Kamikaze Riders".

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