Oscar Pistorius "ne souffrait pas d'un trouble mental"

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AFRIQUE DU SUD - Oscar Pistorius était en pleine possession de ses facultés mentales lorsqu'il a tué sa petite amie en 2013, selon les experts psychiatres l'ayant examiné pendant un mois. Leurs conclusions ont été rendues publiques ce lundi à la reprise du procès.

Sain d'esprit et pénalement responsable. Ce sont les conclusions unanimes rendues par quatre experts à la reprise du procès d'Ocar Pistorius à Pretoria ce lundi. Le champion paralympique, accusé d'avoir sciemment tué sa petite amie, Reeva Steenkamp, "ne souffrait pas d'un trouble mental ou d'une infirmité qui l'aurait rendu pénalement irresponsable de l'acte dont il est accusé", ont-ils expliqué selon leur rapport lu à la barre par le procureur Gerrie Nel.

Pas de circonstances atténuantes

Chargés d'examiner le prévenu pour lui assurer un jugement équitable, les psychiatres ont estimé qu'il "était en mesure d'apprécier que ce qu'il faisait était mal", a ajouté le procureur, qui avait lui-même réclamé cette contre-expertise de santé mentale, provoquant un long ajournement du procès depuis le 20 mai.

Oscar Pistorius a toujours expliqué avoir tiré sur la porte fermée des toilettes de sa luxueuse maison de Pretoria en pensant qu'un cambrioleur s'y était caché. A l'appui de sa version, sa défense avait fait citer à la barre une psychologue, qui avait expliqué que le sportif était constamment armé, souffrant d'un trouble anxieux généralisé remontant à l'enfance et à son handicap. Mais ce tableau psychologique d'un homme stressé au point de ne pas savoir ce qu'il faisait le soir du drame est venu se briser au rapport des experts. Ainsi privé de possibles circonstances atténuantes, Oscar Pistorius encourt la prison à vie, soit vingt-cinq ans de réclusion incompressible.
 

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