Outre le FN, quels sont les autres partis d'extrême droite en Europe ?

Outre le FN, quels sont les autres partis d'extrême droite en Europe ?

International
DirectLCI
ELECTIONS EUROPEENNES – En France, le Front National nourrit de grandes ambitions pour le scrutin du 25 mai. Il n'est pas le seul. Ailleurs en Europe, d'autres partis d'extrême droite visent plusieurs sièges à Strasbourg. Tour d'horizon.

L'UKIP, les puissants europhobes britanniques
Il compte déjà 13 élus au Parlement européen. Le Parti pour l'Indépendance du Royaume-Uni (United Kingdom Independence Party), très anti-européen, espère encore gagner des points en 2014. Aujourd'hui troisième force politique du pays, il est notamment parvenu à imposer à David Cameron un référendum sur une éventuelle sortie de l'UE.

Le Parti pour la liberté, l'allié hollandais du FN
Dirigé par le controversé Geert Wilders, résolument islamophobe, le PVV dispose de quatre sièges au Parlement européen. Il est le principal partenaire du Front national à l'échelle européenne.

L'AFD, l'Allemand qui ne veut plus de l'Europe
Les europhobes de l'AFD (Alternative für Deutschland) ont raté d'un cheveu leur entrée au Bundestag lors des dernières législatives. Mais ils sont en très bonne voie pour le Parlement européen. Surfant sur la répugnance croissante des Allemands à payer pour ses voisins européens, ils prônent notamment la sortie de l'euro.

Vlaams Belang, les Flamands rosses
Le parti flamand séparatiste, violemment anti-francophone, dispose de trois eurodéputés. Anti-immigration et anti-islam, la formation ("Intérêt flamand"en français) présidée par Gerolf Annemans cherche avant tout l'indépendance de la Flandre.

Des "Démocrates suédois" au nom trompeur
Europhobes, anti-immigrés et anti-islam, les Démocrates suédois (Sverigedemokraterna, SD) ne disposent pour l'instant d'aucun élu au Parlement européen, ce qui ne les empêche pas de négocier avec Marine Le Pen comme s'ils en étaient assurés.

Le FPÖ, le pilier xénophobe de l'Autriche
Son leader emblématique, Jörg Haider, mort en 2008, avait porté le parti au pouvoir en 2000. Devenue la deuxième force politique de Vienne, la formation politiue, désormais dirigée par Heinz-Christian Strache, défraie toujours régulièrement la chronique pour sa grande propension à la tolérance vis-à-vis du régime nazi. Elle s'est alliée au FN pour les européennes.

Jobbik, l'extrême droite sans demi-mesure
Ce parti politique hongrois d'extrême droite, fondé en 2003, rencontre un franc succès. En 2010, il a ainsi remporté 47 sièges au Parlement. Il dispose également de trois eurodéputés. Associé à une milice violente (la "Garde hongroise"), le Jobbik est un parti ultra-nationaliste, anti-avortement, anti-européen, anti-immigration et antisémite.

Les "Vrais Finlandais"contre l'Europe
Ultra-nationaliste et opposé à l'Europe fédérale, ce parti populiste constitue la troisième force politique du pays. Le parti, qui ne dispose que d'un élu au Parlement européen, refuse toute alliance avec le Front national.

La Ligue du Nord, le populisme à l'italienne
Populiste, anti-immigration voire et ouvertement xénophobe, le parti régionaliste italien prône la séparation du nord et du sud de l’Italie. Dirigé par Roberto Maroni, la formation politique a un temps été au pouvoir dans différents gouvernements de Silvio Berlusconi. Elle s'est alliée au FN pour les européennes.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter