Pakistan : sa schizophrénie non reconnue comme maladie mentale, un homme condamné à mort

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PEINE DE MORT – La Cour suprême pakistanaise a confirmé la condamnation à mort d'Imdad Ali, expliquant que la schizophrénie dont il souffre n’est pas "une maladie mentale" pouvant différer son exécution.

Imdad Ali sera bien exécuté le 2 novembre. Le recours déposé par sa femme à la Cour suprême du Pakistan plaidant sa maladie mentale n’a pas donné lieu à une suspension de sa condamnation. Sa schizophrénie n’a pas été reconnue comme un motif valable pour échapper à la peine de mort, rapporte The Express Tribune. "Selon nous, les règles relatives à la maladie mentale ne permettent pas de retarder la sentence de mort infligée au condamné", a précisé la Cour. D’après elle, la schizophrénie ne tombe pas dans la définition légale de la maladie mentale.

La femme d’Imdad Ali avait demandé à la Cour suprême de retarder l’exécution pour qu’il soit traité médicalement afin de pouvoir rédiger son testament. Il avait été condamné à mort pour un meurtre commis en 2002. Le président de la Cour a également rejeté une pétition demandant sa grâce.

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