"Paradise Papers" : Bernard Arnault dit avoir agi "de manière parfaitement légale"

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RÉPONSE - Après les nouvelles révélations l'impliquant dans les "Paradise Papers" dans un article du "Monde", le patron de LVMH Bernard Arnault s'est exprimé dans un communiqué, expliquant avoir agi de "manière parfaitement légale".

Dans le cadre des révélations des "Paradise Papers", le journal Le Monde, partenaire du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), révèle mercredi comment l'homme le plus riche de France a dissimulé une partie de ses actifs en les localisant dans six paradis fiscaux différents. 


Si, dans un premier temps, le patron de LVMH n'a pas souhaité répondre aux sollications du Monde, il a affirmé ce mercredi avoir agi de "manière parfaitement légale", dans une déclaration transmise à l'AFP. "Tous les actifs évoqués dans cet article ont été constitués de manière parfaitement légale et sont naturellement connus des autorités fiscales", a  affirmé M. Arnault dans sa déclaration.

Bernard Arnault dénonce "une opération journalistique pour créer une sensation"

Le milliardaire dénonce "une opération journalistique de ce média pour créer une sensation en utilisant [son] patrimoine", tout en dénonçant le fait que certains de ses investissements ont été "présentés comme des biens cachés et non déclarés, fiscalement répréhensibles, ou à la limite de la légalité". Dans son article, Le Monde révèle l'existence d'une propriété au nord de Londres de 4.300 m2 appartenant à Bernard Arnault, alors que le cadastre britannique avait enregistré le propriétaire de cette demeure comme "une simple société enregistrée à Jersey".


Sur ce point, Bernard Arnault affirme que cette propriété "est déclarée depuis l'origine aux autorités fiscales françaises comme anglaises, et a fait l'objet, depuis son acquisition, du paiement de l'ISF". Concernant le "mode de détention" du bien, il assure que cela ne l'a "fait bénéficier d'aucun avantage fiscal, de même que les autres actifs évoqués". "A aucun moment, tout cela n'est mentionné dans le journal, alors que cela a été expliqué au rédacteur de l'article ; seule la recherche d'un effet  journalistique était visée", affirme-t-il. En conclusion, Bernard Arnault souligne qu'il "figure parmi les premiers contribuables français" et que le groupe LVMH, "verse plus d'un milliard d'euros d'impôts en France annuellement".

"Le Monde" confirme ses informations sur LVMH

Parmi les autres actifs cités par Le Monde dans son article figurent également un "luxueux yacht de 101 mètres réputé appartenir" à Bernard Arnault, "détenu par une société maltaise" avec "des prête-noms qui dirigent et possèdent officiellement les parts" de cette société, "mais qui appartient en réalité à LVMH".


Le journal a tenu à répondre au communiqué de Bernard Arnault et LVMH : "Le Monde n’a écrit à aucun moment que Bernard Arnault avait enfreint la loi. Cet article s’inscrit dans une série consacrée aux pratiques d’optimisation fiscale relevées dans les documents des 'Paradise Papers', pratiques qui sont le plus souvent légales", a notamment expliqué le journal français, confirmant ses informations sur LVMH.

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