"Paradise papers" : le chanteur de U2, Bono, se dit "écœuré" d'être impliqué

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FISCALITÉ - Le leader du groupe irlandais a réagi aux révélations des médias qui le lient à une entreprise lituanienne qui aurait pratiqué de l'optimisation fiscale.

Bono est l'une des personnalités à être impliquées dans le scandale des "Paradise papers" révélés dimanche. Le leader du groupe de rock irlandais U2 s'est déclaré "totalement écoeuré" face à ces révélations qui le lient à une entreprise lituanienne. Selon ces "Paradise Papers", fruit de l'enquête au long cours des membres du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), le rocker irlandais serait actionnaire d'une entreprise maltaise qui aurait elle-même investi dans un centre commercial en Lituanie, et ce via une holding lituanienne accusée d'avoir recouru à des techniques d'optimisation fiscale illégales.

   

Bono s'est donc dit "totalement écoeuré si même en tant qu'investisseur minoritaire et passif (...) son nom a pu être mêlé à quelque chose d'un tant soit peu illégal". Le chanteur a fait connaître sa position sur le sujet dans un communiqué transmis à la BBC et au journal britannique The Guardian. Le chanteur de U2 affirme  dans ces lignes "qu'il avait obtenu l'assurance de la part des dirigeants de l'entreprise que celle-ci respectait totalement ses obligations fiscales".

"En tout cas je salue ces révélations", a-t-il ajouté, en appelant à une totale transparence des registres des entreprises basées dans des paradis fiscaux. "Je prends cette affaire très au sérieux. Et j'ai toujours mené campagne pour que les propriétaires des entreprises offshore soient transparents". 


Les "Paradise papers" ont révélé des circuits complexes d'optimisation fiscale, souvent légaux, impliquant plusieurs personnalités à travers le monde. La Reine Elizabeth II est ainsi visée par plusieurs de ces documents, via l'entreprise qui gère ses biens et qui est accusée de dissimuler au fisc une petite dizaine de millions d'euros en avoirs. Situations similaires pour le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, et un proche du Premier ministre canadien Justin Trudeau, Stephen Bronfman. Au total, ces schémas coûtent environ 350 milliards d'euros de pertes fiscales par an aux États du monde entier.

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