Passagers en colère, #GroundBoeing737, Boeing qui décolle vide… les autres conséquences du crash d'Ethiopian Airlines

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EFFET BOULE DE NEIGE - Deux jours après le crash d’un Boeing 737 MAX 8 de la compagnie Ethiopian Airlines, une vive inquiétude se fait sentir dans de nombreux aéroports. Mais, alors que plusieurs pays et compagnies de par le monde ont décidé de stopper ou interdire les vols de cet appareil, c’est aux États-Unis que la panique se fait le plus pressante. Un hashtag a même été lancé pour demander le blocage de ce type de Boeing.

Si de nombreuses compagnies aériennes et plusieurs pays ont décidé de prendre des mesures d’interdiction de vol ou de survol de leur espace aérien après le crash d’un Boeing 737 MAX 8 dimanche en Ethiopie, les autorités américaines continuent de soutenir le constructeur de Chicago. Pourtant, les passagers américains ne sont pas vraiment du même avis…

Les passagers et personnels américains pas rassurés

Malgré les messages rassurants délivrés par les autorités américaines qui ne voient pour l’instant aucune raison de clouer au sol les Boeing 737 MAX 8, l’inquiétude et la peur gagnent peu à peu les rangs des passagers et même du personnel navigant de l’autre côté de l’Atlantique. Ainsi, un nombre croissant d’entre eux refusent d’embarquer à bord de ce type d’avion du constructeur américain et/ou réclament qu’il soit cloué au sol. 


Ainsi, les messages sur les réseaux sociaux se multiplient. "Deux avions flambants neufs 737 MAX 8 se sont écrasés en cinq mois, souligne notamment Eugene Gu, un habitant du Maryland, sur Twitter. Si la Chine cloue au sol ses 96 exemplaires de 737 MAX 8, alors SouthWest, American et United Airlines devraient rassurer le peuple américain sur le fait que leur flotte de 737 MAX 8 est prête à voler, ou alors les clouer au sol."

Dans le même temps, les services clients des compagnies aériennes sont saturés d’appels de passagers inquiets. "Nous recevons des questions de clients demandant si leur vol sera opéré par un Boeing 737 MAX 8", explique Michelle Agnew chez SouthWest Airlines. Si tel est le cas, des clients souhaitent changer de vol ou tout simplement l’annuler.


La nervosité gagne également les personnels navigants ainsi que les pilotes. Le syndicat des personnels navigants (APFA), représentant des salariés d'American Airlines, a ainsi demandé à ses membres de ne pas monter à bord d'un 737 MAX 8 s'ils ne se sentent pas en sécurité.

Trump attentif, un hashtag envahit les réseaux sociaux

Du côté des politiques, si diverses personnalités (le sénateur républicain Mitt Romney, la sénatrice démocrate Elizabeth Warren…) ont demandé l’immobilisation des 737 MAX 8, Donald Trump, lui, s’est entretenu avec le patron de Boeing, Dennis Muilenburg, et continue de soutenir la firme de l’Illinois, fleuron de l’aéronautique américaine. "Le président a discuté avec le directeur général de Boeing Dennis Muilenburg et nous continuons à surveiller de près la situation", a déclaré Judd Deere, une porte-parole de la présidence américaine.

Pendant ce temps, les hashtags #groundboeing737 et #groundboeing737max8 ont fleuri ces dernières heures sur les réseaux sociaux. Là encore, les utilisateurs, dont l’actrice Mia Farrow, demandent de "clouer les Boeing au sol". "Ce. N’est. Pas. Normal.", scande notamment cet utilisateur avec le #GroundBoeing737. "Ces avions devraient être cloués au sol immédiatement", ajoute un autre membre de la communauté Twitter.

Un 737 MAX d’Air Canada quitte la Martinique… vide

Du côté de la Martinique, un Boeing 737 MAX 8 de la compagnie Air Canada a quitté mardi 12 mars le tarmac de l’aéroport Aimé-Césaire sans ses 161 passagers. Ceux-ci n’ont pas été autorisés à embarquer pour Montréal suite à la décision prise par la France d'interdire les Boeing 737 dans son espace aérien. 


"Puisque l’autorité de l’aviation civile de la France a interdit l’exploitation de tous les 737 MAX de Boeing, le vol Fort de France-Montréal a dû être annulé aujourd’hui (mardi), a confirmé à l'Agence France Presse la porte-parole d’Air Canada, Isabelle Arthur. Nous avons fourni des chambres d’hôtel aux passagers qui reviendront demain à bord d’un appareil A321 exploité par Air Canada Rouge."

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