Passé colonial en RDC : le roi Philippe de Belgique exprime pour la première fois des "regrets"

Passé colonial en RDC : le roi Philippe de Belgique exprime pour la première fois des "regrets"
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CE PASSE QUI NE PASSE PAS - Le roi des Belges a présenté mardi 30 juin pour la première fois dans l'histoire du pays ses "plus profonds regrets pour les blessures" infligées lors de la période coloniale belge au Congo, à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance.

C’est une première dans l’histoire de la Belgique. Le roi Philippe a présenté mardi "ses plus profonds regrets pour les blessures" infligées lors de la période coloniale à la République démocratique du Congo, ex-colonie belge, une première historique dans le sillage de la vague d'émotion mondiale après la mort de George Floyd aux Etats-Unis, ravivant le débat sur les violences de la période coloniale au Congo et le rôle très controversé du défunt roi Léopold II, accusé par certains militants anticolonialistes d'avoir tué des millions de Congolais.

Faute de cérémonie à Kinshasa, capitale de l'actuelle République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre), rendue impossible par la pandémie de coronavirus, le roi Philippe de Belgique a adressé une lettre au président de la RDC Félix Tshisekedi à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance de son pays le 30 juin 1960.

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Dans ce courrier communiqué à la presse, le roi Philippe évoque - sans toutefois nommer son ancêtre - l'époque de Léopold II, jugée la plus brutale par les historiens, quand le défunt roi gérait le Congo et ses richesses comme son bien privé depuis Bruxelles : "À l'époque de l'État indépendant du Congo, des actes de violence et de cruauté ont été commis, qui pèsent encore sur notre mémoire collective", a assuré celui qui règne depuis 2013. "La période coloniale qui a suivi (NDLR. celle du Congo belge de 1908 à 1960) a également causé des souffrances et des humiliations", a-t-il ajouté. 

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Exorcisant les démons du passé pour mieux regarder l'avenir, le roi Philippe a affirmé son engagement à "combattre toutes les formes de racisme". "J'encourage la réflexion qui est entamée par notre Parlement afin que notre mémoire soit définitivement pacifiée", a-t-il poursuivi. "L’heure est venue pour la Belgique d’entamer un parcours de vérité" à propos de son passé colonial, a à son tour affirmé mardi la première ministre belge, Sophie Wilmès, à Bruxelles, en saluant le geste du roi Philippe. 

Après ces "regrets" exprimés par le monarque, viendront "peut-être des excuses", écrit La Libre Belgique. Comme le réclame une part croissante de l'opinion et du monde politique.

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