Pédophilie dans l'Eglise : le pape François accusé d'avoir couvert un cardinal américain

International
VATICAN - Alors qu'il était en visite en Irlande dimanche 26 août, un ancien diplomate du Vatican l'a accusé d'avoir eu connaissances des dérives sexuelles d'un cardinal, et ce dès 2013.

Une charge virulente en pleine séance d'excuses. Ce dimanche 26 août, alors que le pape François n’a cessé de demander pardon aux victimes d’abus sexuels commis par le clergé, un ancien représentant du Vatican l’accuse d’avoir lui-même couvert de telles pratiques.

Dans une lettre ouverte, Carlo Maria Vigano accuse des hauts représentants de l’Eglise d’avoir protégé Theodore McCarrick. Ainsi il écrit dans ce texte de 11 pages, que le pape aurait lui-même été informé de la conduite de cet ancien cardinal. Selon ce représentant de l'aile ultra-conservatrice du Vatican, il était au courant dès juin 2013, c’est-à-dire quelques mois seulement après son élection.  Ce qui ne l’aurait pas empêché d’annuler des sanctions prises contre lui. Par contre, en août 2018, lorsque l’affaire éclate dans la presse américaine, le représentant pontife aurait immédiatement demandé à Theodore Mc Carrick de rendre son titre.  Ancien cardinal, ce dernier aurait eu un "comportement gravement immoral avec des séminaristes et des prêtres". En effet, il aurait invité des élèves à se rendre dans sa maison de bord de mer, parfois de force. L’un des enfants aurait eu 11 ans lors de ces agissements.  

Carlo Maria Vigano, ancien nonce à Washington, c’est-à-dire diplomate du Vatican, juge que la "corruption a atteint le sommet de la hiérarchie de l’Eglise". Dans ce texte virulent publié par des publications catholiques américaines de tendance très conservatrice et un quotidien italien de droite, il mêle accusations factuelles et opinions personnelles. Ainsi, il explique également que, selon lui, les abus sexuels seraient dûs à la présence de prêtres homosexuels dans l’Eglise. Il demande même au pape François de démissionner pour montrer le "bon exemple". Car il juge qu’est venu le temps pour l’Eglise de sortir de la "conspiration du silence". 

Interrogé sur ces accusations dans l'avion qui le ramenait à Rome, le pape a refusé de les commenter. En plein vol, il a déclaré : "Je ne dirai pas un mot là-dessus."

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter