Iran : l'exécution d'un homme arrêté à l'âge de 17 ans à nouveau reportée

Iran : l'exécution d'un homme arrêté à l'âge de 17 ans à nouveau reportée

PEINE DE MORT - Arman Abdobali a été arrêté alors qu'il avait 17 ans. Téhéran avait déjà programmé son exécution pour janvier 2020 et pour juillet 2021 avant d'y renoncer face à la pression internationale.

L'Iran a de nouveau repoussé l'exécution d'un homme arrêté à l'âge de 17 ans pour meurtre, rapporte samedi le quotidien Etemad, sur fond de pressions internationales. "L'exécution d'Arman Abdolali, qui devait être appliquée ce matin 16 octobre, n'a pas eu lieu et le jeune homme a été renvoyé en prison", a écrit le journal iranien sur son site internet, sans donner plus de précision.

Le journal Hamchahri, quotidien de la mairie de Téhéran, avait annoncé mercredi que l'exécution, qui devait avoir lieu ce jour-là, avait été reportée à samedi, précisant que le condamné serait exécuté "probablement bientôt".

246 exécutions en 2020

Aujourd'hui âgé de 25 ans, le jeune homme a été "condamné à mort pour un crime commis quand il était mineur à l'issue d'un procès manifestement inique caractérisé par des 'aveux' obtenus sous la torture", a dénoncé l'ONG de défense des droits humains Amnesty International dans un communiqué publié mardi. "Les autorités iraniennes doivent immédiatement annuler l'exécution" de la peine de mort, ajoute Amnesty.  Selon l'ONG, l'Iran avait exécuté 246 personnes en 2020.

Téhéran avait déjà programmé l'exécution d'Arman Abdolali pour janvier 2020 et pour juillet 2021 avant d'y renoncer face à la pression internationale. 

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L'Iran est régulièrement condamné par le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme et des ONG occidentales pour des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis alors qu'elles étaient mineures, en violation de la Convention internationale des droits de l'enfant, ratifiée par Téhéran. 

La République islamique d'Iran fait de son mieux pour réduire à "zéro" le nombre d'exécutions de mineurs délinquants, avait affirmé en juillet à l'Agence France-Presse Majid Tafréchi, adjoint au directeur des affaires internationales de l'Autorité judiciaire, chargé des droits de l'Homme.

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