Père Georges Vandenbeusch, il était une foi une libération

Père Georges Vandenbeusch, il était une foi une libération

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Après un mois et demi de captivité aux mains du groupe islamiste nigérian Boko Haram, le père Georges Vandenbeusch a recouvré le sol français au premier jour de l'année 2014. Accompagné de Laurent Fabius et accueilli par François Hollande, l'homme de foi a conté brièvement sa détention.

Il est arrivé très discrètement sur le tarmac de l'aéroport militaire de Villacoublay. Avant les premières lueurs d'un nouveau jour, d'une nouvelle année, et peut-être d'une nouvelle vie. Accueilli par François Hollande et Laurent Fabius, le père Georges Vandenbeusch, 42 ans, détenu un mois et demi durant par le groupe islamiste nigérian Boko Haram au Cameroun, est apparu souriant et détendu. Son visage glabre ne trahissant presque aucune fatigue.

Le Falcon-900, en provenance de Yaoundé, la capitale du Cameroun, avec à son bord l'ex-otage, s'est posé peu après 6h30. Outre le Président et le ministre français des Affaires étrangères, l'attendaient ses parents adoptifs et des membres du diocèse de Nanterre auquel il est rattaché.

"J'étais sous un arbre pendant un mois et demi"

Exprimant sa "grande joie", le prêtre a adressé "beaucoup, beaucoup de mercis" à "toutes les communautés qui ont prié" pour lui. "Je mesure bien la chance que j'ai. Il y a des otages qui sont restés terriblement longtemps", a-t-il déclaré. Il devait ensuite subir des examens médicaux à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce. Le chef de l'Etat, qui s'est longuement entretenu avec lui, a salué son "courage", sa "lucidité" et son "abnégation".

Le prêtre, enlevé dans la nuit du 13 au 14 novembre par des hommes armés du groupe Boko Haram dans l'extrême nord du Cameroun, a brièvement évoqué sa captivité: "J'étais sous un arbre pendant un mois et demi. Sept semaines ça fait beaucoup d'heures, quand on est otage et qu'on n'a rien à faire, rien à lire, personne à qui parler."Malgré des conditions de captivité "très rustiques", ses geôliers ne l'ont "pas maltraité", a-t-il assuré. Il a confirmé avoir été détenu au Nigeria voisin par des ravisseurs parlant Haoussa, langue du nord du pays le plus peuplé d'Afrique, dans une zone frappée depuis Noël par "des bombardements".

Six Français encore otages dans le monde

Très peu de détails ont filtré sur les circonstances de sa libération. Le père Vandenbeusch s'est simplement dit "extrêmement reconnaissant" envers le Président Paul Biya. Il a ainsi fait écho à François Hollande, qui a également remercié son homologue camerounais "pour son implication personnelle". Laurent Fabius, qui a fait le voyage depuis Yaoundé avec le prêtre, a réaffirmé que "le gouvernement français ne verse pas de rançon".

Il reste six Français retenus en otages dans le monde : Serge Lazarevic et Gilberto Rodrigues Leal, au Sahel, et les journalistes, Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès, enlevés en juin en Syrie. "Nous faisons tout, je dis bien tout, pour les faire libérer", a réaffirmé à Villacoublay le Président Hollande.

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