"Peut-elle nous dire ce qu'elle a vraiment ?" L'état de santé de Merkel inquiète outre-Rhin

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QUESTIONS - Pour la troisième fois en un mois, Angela Merkel a été prise de tremblements mercredi, lors de la réception du Premier ministre finlandais Antti Rinne. Si la chancelière allemande s'est montrée rassurante, la presse allemande se pose de plus en plus de questions sur son état de santé.

Mercredi 10 juillet, lors de la réception du Premier ministre finlandais Antti Rinne, la chancelière allemande a été victime pour la troisième fois d’une crise de tremblements. Dans un premier temps, l’entourage de la femme d’Etat avait tenté de justifier sa première crise par une déshydratation liée l’épisode de chaleur. Après sa deuxième crise, survenue neuf jours plus tard, elle avait précisé qu’il s’agissait d’une réaction psychologique liée au souvenir anxieux de sa première crise.

Aucune carence détectée

Après celle de mercredi,  Angela Merkel a assuré qu’il n’y avait "pas lieu de s’inquiéter", expliquant être "dans une phase de traitement". "Il y a des progrès et je dois vivre avec ça pendant un moment" a-t-elle poursuivi, jugeant que ce problème "disparaîtra un jour, comme il est arrivé". Selon Bild, qui affirme qu'Angela Merkel a subi des examens médicaux intensifs, aucune carence notamment minérale n'a été détectée dans les examens sanguins. Ce jeudi, Angela Merkel s'est exceptionnellement assise sur une chaise pour une cérémonie des hymnes nationaux.


Devant ces différentes versions avancées en moins d’un mois, la presse et l’opinion publique allemande se pose des questions sur le véritable état de santé de la chancelière. Ainsi, Bild, toujours, a titré "Encore une crise. Ça ne s’arrête pas !", le tout, accompagné d'une photo de la chancelière allemande. Le quotidien le plus lu d'Allemagne observe ainsi que, malgré les propos de cette dernière, qui se veut rassurante, "l’inquiétude sur l’état de santé de la chancelière ne cesse de s’amplifier". Le journal se pose même la question : "La chancelière peut-elle nous dire comment elle va vraiment ?"

Un agenda trop chargé ?

Le quotidien Die Welt pense que la chancelière pourrait minimiser la gravité de ses crises, dans le but de ne pas "montrer de signe de faiblesse en public", notamment à ses partenaires de négociation, les chefs d'Etat des pays de l'Union européenne, le président américain Donald Trump ou encore son homologue russe Vladimir Poutine. Il souligne également que plusieurs de ses prédécesseurs avaient "délibérément gardé le silence sur leurs maladies graves".


Le Der Tagespiegel parle lui d'une chancelière "tremblante et sous observation" et met l'accent sur l'agenda hyper-chargé, Merkel ayant pas moins de trois rendez-vous publics prévus ce vendredi. Sans oublier la cérémonie du 14 juillet, ce dimanche, à laquelle elle assistera au côté du président français Emmanuel Macron. Nul doute que tous les regards seront braqués sur la chancelière allemande.

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