Philippines : huit morts dans les îles suite à deux violents séismes

International

CATASTROPHE NATURELLE - Les Philippines ont de nouveau été frappées par un épisode de tremblements de terre, dans la nuit de vendredi à samedi. Deux séismes se sont succédé, faisant 8 morts et environ 60 blessés dans les îles du nord de l'archipel.

Deux séismes successifs et trois répliques ont frappé les îles du nord des Philippines cette nuit, terrifiant les habitants surpris dans leur sommeil. Au matin du samedi 27 juillet, plusieurs dizaines blessées se sont déclarées aux autorités et huit personnes ont été retrouvées décédées.

Les séismes ont eu lieu à 4h et 6h du matin dans la province de Batanes, un groupe de petites îles au large de Luzon, la plus grande île de l'archipel. Les deux séismes avaient des magnitudes de 5,4 et 5,9 selon l'institut américain de géophysique USGS. Ils n'ont pas donné lieu à une alerte au tsunami mais au moins trois répliques leur ont succédé, rendant l'épisode particulièrement violent.

Des habitants piégés par l'effondrement de leur maison

Les médias locaux ont documenté de nombreux bâtiments très endommagées, comme l'église Santa Maria de Mayan, un site touristique d'Itbayat dans la province de Batanes. "Les murs de certaines maisons se sont effondrés et sont tombés sur les habitants", a commenté le sergent de la police de la ville. "Des gens sont morts parce qu'ils dormaient profondément, il était encore très tôt".

Ceux réveillés à temps ont fui leurs maisons en pleine nuit et des patients ont été évacués des hôpitaux. A l'aube, des équipes de secouristes ont commencé à chercher d'éventuels survivants piégés dans les maisons qui se sont écroulées. Raul de Sagon, le maire de la municipalité d'Itbayat, a déclaré que la région avait pris en charge environ 60 blessées, sans pouvoir préciser la gravité de leur état pour l'instant.

Voir aussi

Le dernier séisme meurtrier aux Philippines avait eu lieu en avril. Au moins onze personnes avaient alors été tuées dans une région située au nord de Manille, la capitale. "Nous avons l'habitude d'être frappés par des typhons, alors les maisons d'ici sont conçues pour résister à des vents violents", a expliqué Raul de Sagon. "Mais nous n'étions pas préparés à de tels séismes", a-t-il déploré. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter