Philippines : le témoignage glaçant d’un policier membre des escadrons de la mort

Philippines : le témoignage glaçant d’un policier membre des escadrons de la mort
International
DirectLCI
RÉPRESSION – Alors que 3300 personnes ont été tuées aux Philippines depuis l’arrivée au pouvoir de Rodrigo Duterte le 30 juin dernier, un officier de police confirme pour la première fois l’existence secrète d’escadrons de la mort chargés d’abattre les cibles de la politique ultra-répressive menée dans le pays.

C’est un témoignage qui glace le sang. Alors que 3300 personnes ont été tuées aux Philippines depuis l’arrivée à la présidence de Rodrigo Duterte, le 30 juin dernier, un officier de police interrogé par The Guardian confirme l’existence secrète des escadrons de la mort. 


Des groupes chargés d’abattre les cibles de la politique ultra-répressive du nouveau chef de l’Etat en matière de lutte contre le trafic de drogue et le crime organisé. Il en existerait au moins 10, composés de 16 membres, responsables de plus de la moitié des victimes recensées ces trois derniers mois, selon le policier que le quotidien britannique à rencontré à Manille. 

Nous sommes des anges à qui Dieu a donné la mission d'envoyer ces mauvaises âmes au cielUn policier philippin membre des "escadrons de la mort"

L’officier, qui indique avoir lui-même participé à 87 exécutions, assure que les escadrons secrets sont responsables d’une grande partie de ces meurtres de masse. Des meurtres qu’il justifie : "Nous ne sommes pas de mauvais policiers ou de mauvaises personnes. Nous sommes juste un outil, juste des anges à qui Dieu a donné la mission d’envoyer ces mauvaises âmes au ciel pour les purifier."

Opérations nocturnes et meurtres signés

Très à l’aise, rapporte The Guardian, il explique le fonctionnement des opérations, nocturnes le plus souvent. Selon lui, les différentes équipes se coordonnent pour exécuter une liste de personnes pré-sélectionnées : consommateurs présumés de drogue, dealers et criminels. 


Cagoulés et tout de noir vêtus, les officiers de la mort agissent alors de façon systématique : entrer le plus vite possible au domicile de leur cible, l’emmener dans la rue et l’abattre. "Rapide, précis, pas de témoins", dit froidement le policier. Toujours aussi glacialement, il raconte également que les escadrons signent parfois leurs meurtres, en laissant sur le corps des victimes une petite carte avec écrit : "seigneur de la drogue", "dealer", etc.

Lire aussi

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter