Philippines : une trentaine d’islamistes prennent en otage une école avant de prendre la fuite

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TERRORISME - Des combattants islamistes ont pris des otages mercredi dans une école du sud des Philippines, avant de prendre la fuite en laissant les 31 personnes qu'ils retenaient saines et sauves. Le village où a eu lieu l'attaque est situé à 160 km de Marawi, une ville en proie à une insurrection de djihadistes se réclamant du groupe État islamique.

"Tout est fini, tous les otages ont été retrouvés, personne n'a été blessé", a finalement indiqué mercredi le porte-parole de l'armée philippine Restituto Padilla. A l'aube, une centaine d'hommes armés avait attaqué un poste militaire de Pigkawayan, dans le sud du pays, avant que la majorité d'entre eux ne se replient. Mais une trentaine d'assaillants avaient ensuite pris le contrôle d'une école primaire, se servant ainsi de civils sur place comme protection : "Ils sont dans l'école et détiennent des civils. Ils s'en servent comme boucliers humains", avait déclaré par téléphone à l'AFP le capitaine Arvin Encinas, porte-parole de la division militaire chargée du secteur.


Des habitants des maisons voisines ont alors été pris en otage mais "aucun élève" n'aurait été retenu dans l'établissement selon Antonio Maganto, porte-parole de la région chargé de l'éducation. Face à l'avancée de troupes philippines, les combattants islamistes ont finalement pris la fuite et leurs 31 otages sont sains et saufs.

Des djihadistes se réclamant de l'EI

Cette attaque est survenue à  160 km de Marawi, une ville en proie depuis plus d'un mois à un soulèvement de djihadistes se réclamant du groupe Etat islamique. Un porte-parole de l'armée avait expliqué que les assaillants appartenaient à une faction dissidente du Front Moro islamique de libération (Milf), principal groupe rebelle musulman des Philippines avec lequel le gouvernement a lancé des négociations de paix.


L'armée affirme que des combattants étrangers venant notamment de Tchétchénie, d'Indonésie ou de Malaisie ont rejoint les rangs des islamistes qui ambitionnent de décréter un califat dans le Sud-Est asiatique. Depuis fin mai, les combats ont déjà fait plus de 350 morts.

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