L'île interdite aux femmes d'Okinoshima, Neustadt, Hébron... Découvrez les nouveaux sites classés au patrimoine mondial de l'Unesco

L'île interdite aux femmes d'Okinoshima, Neustadt, Hébron... Découvrez les nouveaux sites classés au patrimoine mondial de l'Unesco
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CULTURE - L'Unesco se réunit jusqu'à mercredi pour choisir les sites qui auront l'honneur d'être inscrits au patrimoine mondial. La Neustadt, quartier allemand de Strasbourg, vient de recevoir ce label convoité. De même que la vielle ville d'Hébron en Cisjordanie, l'île sacrée d'Okinoshima au Japon ou encore le marae Tapu-tapu-ātea, un temple à ciel ouvert en Polynésie française. Aperçu.

Strasbourg peut désormais se targuer d'avoir trois sites classés au patrimoine mondial de lOrganisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). Le quartier de la Neustadt (photo ci-dessus) a rejoint ce dimanche 9 juillet 2017 la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Une consécration pour la capitale de l'Alsace, dont la cathédrale et la Vieille ville figuraient déjà depuis 1988 sur la fameuse liste. Le Comité onusien se réunit à Cracovie, en Pologne, jusqu'au 12 juillet pour choisir à quels sites attribuer ce label très convoité. Voici quelques uns de ceux qui ont d'ores et déjà été sélectionnés.

• La Neustadt à Strasbourg

Le quartier impérial allemand de la Neustadt (qui signifie "ville nouvelle" en allemand), à Strasbourg, est l'un des rares ensembles allemands qui n'a pas été détruit par les Alliés. Il a été construit sous le Reich de l'empereur Guillaume II, après la victoire de la Prusse sur la France à l'issue de la guerre franco-allemande de 1970. Ses édifices, immeubles, parcs et jardins sont de styles néo-gothique, néo-renaissance et art déco. L'ensemble s'étale sur une superficie de 90 hectares et compte parmi ses bâtiments les plus célèbres le palais de l'Empereur, le palais universitaire ou encore l'ancien Landtag devenu aujourd'hui le Théâtre national de Strasbourg.

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• La vieille ville d'Hébron

La site érigé pendant la période mamelouke entre 1250 et 1517 a été inscrit par l'Unesco non seulement sur la liste du patrimoine mondial mais aussi sur celle du patrimoine en péril. La cité qui abriterait notamment la dépouille d'Abraham, père des trois religions monothéistes, est devenue un lieu de pèlerinage pour les juifs, les chrétiens et les musulmans. La ville située à 30 kilomètres au sud de Jérusalem, en Cisjordanie occupée, a été jugée par le comité onusien comme étant d'"une valeur exceptionnelle [mais] en danger". Le vote a été salué par les palestiniens mais a provoqué la fureur des Israéliens.

• L'île sacrée japonaise d'Okinoshima

Okinoshima est l'un des lieux les plus sacrés du Japon et présente la particularité de ne recevoir des visiteurs extérieurs qu'une fois par an, le 27 mai. Ceux-ci, doivent être de sexe masculin et doivent accomplir des ablutions dans la mer avant de pouvoir poser le pied sur l'île. Le reste du temps, un seul prêtre shintoïste (religion polythéiste vénérant la nature) réside sur ce petit bout de terre de quatre kilomètres de pourtour. La question de la discrimination a été posée par l'Unesco puis écartée dans la mesure où il existe un précédent avec le mont Athos en Grèce, lui aussi interdit aux femmes. 

• Le marae Tapu-tapu-ātea en Polynésie française

Une autre île du Pacifique, ou plus précisément le marae Tapu-tapu-ātea (un lieu sacré de 2500 hectares situé sur l'île polynésienne sur l'île de Ra'iatea dans l'archipel des Îles-Sous-le-Vent) a également eu l'honneur d'être inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. Ce temple à ciel ouvert dont le nom signifie "sacrifices venus de loin" est considéré comme le berceau du monde polynésien. Il compte une partie terrestre et une partie maritime. Avant l'évangélisation venue d'Europe, les ancêtres des Polynésiens y agençaient des centaines de pierres, qui disposaient selon eux de "mana", un terme qui peut se traduire à la fois par "pouvoir" et "force spirituelle". La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a salué cette décision en postant des messages sur Twitter.

• La réserve du Complexe W-Arly-Pendjari en Afrique 

C'est à la frontière entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger que se situe la réserve naturelle du Complexe W-Arly-Pendjari, elle aussi désormais inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. Le site constitue "le plus vaste continuum d'écosystèmes terrestres, semi-aquatiques et aquatiques de savanes d’Afrique de l’Ouest", selon le comité onusien. Il abrite la population d’éléphants la plus grande d’Afrique de l’Ouest, des lamantins, des guépards, des lions ou ou encore des léopards. 

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