L'élection US piratée ? Trump évoque une "chasse aux sorcières" et promet des mesures

L'élection US piratée ? Trump évoque une "chasse aux sorcières" et promet des mesures

International
L'OEIL DE MOSCOU - Donald Trump a admis ce vendredi des piratages contre le parti démocrate, à l'issue d'une rencontre avec les chefs du renseignement américain, mais il n'est pas allé jusqu'à endosser leur thèse d'une ingérence russe dans l'élection du 8 novembre.

Les chefs du renseignement américain persistent et signent. Dans un rapport publié ce vendredi, ils estiment que Moscou "a bien cherché" à favoriser l'élection de Donald Trump et à discréditer la campagne électorale d'Hillary Clinton. "Poutine et le gouvernement russe ont développé une préférence claire pour le président élu Donald Trump", affirme le rapport, rendu public dans une version expurgée de son contenu classifié. Moscou "appliquera les leçons apprises" dans cette campagne pour influencer les élections dans d'autres pays, y compris alliés des Etats-Unis, avertit également le rapport.


Une thèse que réfute le président élu après avoir rencontré dans sa tour ce vendredi James Comey, directeur du FBI, John Brennan (CIA), l'amiral Michael Rogers (NSA), ainsi que le directeur du renseignement, James Clapper.

Le Congrès américain certifie l'élection de Donald Trump

Dans un communiqué publié à l'issue de la réunion, le successeur de Barack Obama a reconnu que les Etats-Unis, dont le parti démocrate, étaient la cible continue de tentatives d'incursions informatiques. Mais s'il a cité la Russie comme l'un des pirates 

présumés, ce n'était que parmi une liste des malfaiteurs incluant aussi "la Chine, d'autres pays, des groupes et individus extérieurs". 


"Il n'y a eu absolument aucun impact sur le résultat de l'élection", a-t-il insisté. Une élection que le Congrès a entérinée ce vendredi malgré quelques protstations de certains élus démocrates. Donald Trump pourra donc prêter serment comme le prévoit la Constitution le 20 janvier, à midi.

Un plan anti-piratage informatique

Dans un entretien accordé au New York Times avant cette rencontre avec les chefs du renseignement, le milliardaire républicain estime par ailleurs que toutes ces accusations de piratage informatique constituent une "chasse aux sorcières politique".

 

"Récemment, la Chine a piraté les noms de 20 millions d'employés gouvernementaux", dit-il, se référant à l'intrusion de pirates dans les serveurs du Bureau de gestion du personnel administratif américain en 2014 et 2015. "Comment se fait-il que personne n'en parle ? [...] Cela dit, je ne veux pas que d'autres pays piratent notre pays."


Pour mettre fin à ces cyberattaques, Donald Trump a donc indiqué qu'il désignerait dès son arrivée à la Maison blanche une équipe chargée de lui soumettre dans les 90 jours un plan anti-piratage informatique, mais il a laissé entendre qu'il garderait ses conclusions secrètes. "Les méthodes, outils et tactiques que nous utilisons pour protéger l'Amérique ne doivent pas faire l'objet d'un débat public qui profiterait à ceux qui veulent nous faire du tort", a-t-il expliqué. 

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