Environ 2000 Kurdes manifestent à Paris contre Erdogan

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MANIFESTATIONS - Plusieurs milliers de Kurdes ont défilé samedi en Europe contre sa politique. A Paris, ils étaient environ 2.000 dans la rue. Leur mot d'ordre : "stopper la dictature Erdogan".

La mobilisation s'exporte en Europe. Alors qu'à Istanbul, une centaine de manifestants ont été dispersés samedi 5 novembre par la police turque à l'aide de grenades lacrymogènes et de canons à eau, au même moment, des rassemblements ont eu lieu  dans plusieurs villes européennes pour protester contre la politique de Recep Tayyip Erdogan, le président turc.


À Paris, ils étaient environ 2000, selon la police, à s'être rassemblés pour protester contre l'arrestation vendredi de plusieurs membres du parti pro-kurdes HDP en Turquie. Ce coup de filet est vu en Europe comme une nouvelle étape dans les purges menées depuis le putsch raté de juillet. Samedi, neuf responsables politiques et journalistes du principal quotidien d'opposition turc, Cumhuriyet, ont en outre été placés en détention préventive. 

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"Stop Erdogan, touchez pas à nos élus" ou encore "La Turquie bombarde, l'Europe reste silencieuse", pouvait-on lire sur les banderoles de nombreuses familles kurdes réunies dans le centre de Paris. Plusieurs organisations d'extrême gauche, dont le parti communiste, ont apporté leur soutien à la manifestation. 

6.500 manifestants à Cologne en Allemagne

À Rennes, 800 personnes se sont également déplacées, répondant à l'appel du Conseil démocratique kurde et de l'association des Amitiés Kurdes. À Marseille, 300 personnes ont entamé des danses traditionnelles en haut de la Canebière, accompagnées d'un orchestre. 


En Belgique, ils étaient 300 à s'être rassemblés devant la gare centrale de Bruxelles, comme le rapporte l'agence Belga. Mais la mobilisation la plus importante a eu lieu à Cologne en Allemagne, où ils étaient 6.500 à défiler dans le centre-ville, arborant les visages des personnes arrêtées, comme celui du coprésident du HDP, Selahattin Demirtas. "Nous sommes au seuil d'une guerre civile", a lancé une oratrice.

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La chef de la diplomatie européenne se dit "extrêmement inquiète"

D'autres villes du pays ont également vu manifester des Kurdes, comme à Stuttgart dans le sud-ouest où ils étaient 2000, à Brême dans le nord (1200) et à Karlsruhe dans le sud-ouest (250), selon l'agence DPA.


Plusieurs responsable politiques européens ont pour leur part exprimé leur sentiment à ce sujet. Federica Mogherini, la chef de la diplomatie s'est notamment dit "extrêmement inquiète". Berlin a lui annoncé qu'il avait convoqué le chargé d'affaires turc et qu'il mettait en garde la Turquie contre une volonté de "museler l'opposition".

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