Donald Trump tacle (une nouvelle fois) le Mexique, les candidats à la présidentielle mexicaine répliquent

Donald Trump tacle (une nouvelle fois) le Mexique, les candidats à la présidentielle mexicaine répliquent

IMMIGRATION – Dimanche 1er avril, Donald Trump a vivement critiqué le Mexique, coupable, selon lui, de ne rien faire pour réguler les flux de migrants. Et les candidats à la présidentielle mexicaine n’ont pas manqué de lui répondre, dénonçant son "mépris" et appelant à "un respect mutuel"..

Donald Trump l’affirme : il a "besoin du mur" pour empêcher les migrants d’entrer aux Etats-Unis par la frontière mexicaine. Mais le président américain n’a toujours pas l’enveloppe qui permettrait de financer ce projet iconique – et très polémique – de son programme présidentiel. Ainsi, en attendant, le milliardaire a envoyé quelques remarques acides au Mexique, l’exhortant à se bouger pour empêcher l’immigration clandestine. "Le Mexique en fait très peu, si ce n'est RIEN, pour empêcher les gens d'entrer au Mexique par sa frontière sud, puis aux Etats-Unis", a-t-il déploré dimanche sur Twitter, son canal de communication préférentiel.

Et Donald Trump de menacer son voisin, lequel "doit arrêter le flot de drogues et de gens", faute de quoi il arrêtera "leur vache à lait, l'ALENA" (accord de libre-échange entre les Etats-Unis, la Canada et  le Mexique).

En vidéo

États-Unis : le mur à la frontière mexicaine voulu par Donald Trump divise l'opinion

Une "attitude méprisante à l'égard des Mexicains"

Des déclarations fortes qui ne sont évidemment pas passées pas inaperçues au Mexique où débute la campagne en vue de l’élection présidentielle - programmée le 1er juillet prochain. Ainsi, Andres Manuel Lopez Obrador, candidat de gauche, a évoqué Donald Trump lors de son premier meeting : "Ni le Mexique, ni son peuple, ne vont être le punching ball d'un quelconque gouvernement étranger", a pointé le favori des dernier sondages, ajoutant : "Ce n'est pas avec des murs, ni avec l'usage de la force que l'on résout  les problèmes sociaux ou les sujets de sécurité". Il a enfin assuré qu’il tenterait peut-être de changer les idées du président américain "sur sa politique étrangère erronée, et en particulier, sur son attitude méprisante à l'égard des Mexicains".

Lire aussi

A la tête d’une coalition de partis de droite et de gauche, Ricardo Anaya a également réagi aux propos de Donald Trump :

"Nous avons besoin d'une nouvelle relation avec une responsabilité partagée et un respect mutuel", a-t-il sobrement déclaré avant de fustiger la prolifération d’armes à feu qu’il impute à son voisin : "80% des armes avec lesquelles on assassine des gens dans notre pays proviennent des Etats-Unis."

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Présidentielle 2022 : Éric Zemmour blessé au poignet après avoir été chahuté en début de meeting

EN DIRECT - Covid-19 : vers de nouvelles mesures ? Emmanuel Macron préside un Conseil de défense à l'Élysée

Un vaccin qui "n'empêche pas la transmission", est-ce vraiment "du jamais-vu depuis Pasteur" ?

Télétravail, vaccination des enfants... Ce qui pourrait être annoncé à l'issue du Conseil de défense lundi

Covid-19 : vacances de Noël avancées dans les écoles et rassemblements limités... la Belgique sur le qui-vive

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.