Pour Jair Bolsonaro, le futur président brésilien, vivre en France est "insupportable à cause des migrants"

Pour Jair Bolsonaro, le futur président brésilien, vivre en France est "insupportable à cause des migrants"

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INTERNATIONAL - Le président d'extrême droite du Brésil, récemment élu, Jair Bolsonaro a une fois encore prononcé une phrase polémique. Il a affirmé qu'il était "insupportable de vivre dans certains endroits en France" à cause des migrants et répété qu'il comptait sortir du pacte mondial de l'ONU sur les migrations.

Après avoir déclaré préférer que ses fils soient morts, plutôt qu'ils soient homosexuels, Jair Bolsonaro réitère les provocations. Cette fois, c'est la crise migratoire qui touche l'Europe et la France qui a été visée par le tout nouveau président brésilien. Fruit d'une analyse pas franchement poussée sur la situation, il a tout simplement déclaré que vivre dans certains endroits en France était devenu "insupportable à cause des migrants". Il s'est même dit prêt à sortir du pacte mondial de l'ONU sur les migrations, le Pacte de Marrakech.

Ils ont quelque chose en eux, ils n'abandonnent pas leurs racines et veulent faire valoir leur culture, leurs droits acquis et leurs privilègesJair Bolsonaro à propos des migrants

"Tout le monde sait ce qui se passe en France. C'est simplement insupportable de vivre dans certains endroits en France", a déclaré le futur chef de l'Etat au cours d'une diffusion en direct mardi soir sur le réseau social Facebook."Et l'intolérance a tendance à continuer d'augmenter. Ceux qui sont allés là-bas, le peuple français les a accueillis de la meilleure façon possible", a ajouté Jair Bolsonaro.


"Mais vous savez comment sont ces gens-là, ils ont quelque chose en eux, ils n'abandonnent pas leurs racines et veulent faire valoir leur culture, leurs droits acquis et leurs privilèges", a-t-il affirmé, sans préciser à quels migrants il fait allusion. "La France souffre à cause de ça, une partie de la population, une partie de l'armée, une partie des institutions commencent à se plaindre de ça. Nous ne voulons pas de ça pour le Brésil", a-t-il encore déclaré. 

Bolsonaro va dénoncer et révoquer le Pacte de Marrakech

Jair Bolsonaro a ensuite annoncé que le futur gouvernement brésilien allait "dénoncer et révoquer" le Pacte mondial sur les migrations de l'ONU, signé la semaine dernière à Marrakech par près de 160 pays, dont le Brésil représenté par son gouvernement actuel. "Malheureusement, le Brésil, avec le ministre actuel des Affaires étrangères (Aloysio Nunes, ndlr), a signé le pacte. Nous ne sommes pas contre les immigrants, mais nous devons avoir des critères très rigoureux pour entrer au Brésil. Nous allons dénoncer et révoquer ce pacte sur l'immigration", a-t-il dit. Dans cette courte vidéo, il s'en prend également à Miguel Diaz Canel, "dictateur cubain" selon ses dires et à Nicolas Maduro en disant que tous deux n'ont pas été invités à sa cérémonie d'investiture qui aura lieu le 1er janvier à Brasilia. 

Des déclarations qui se situent sur la même ligne que celle de Donald Trump à qui, Bolsonaro et son futur chef de la diplomatie Ernesto Araujo vouent une fervente admiration. On se souvient qu'en 2015, alors qu'il était en campagne, Donald Trump avait affirmé que "Paris n'est plus la ville sécurisée qu’elle était". "Il y a des quartiers qui sont radicalisés, où la police refuse d'aller. Ils sont terrifiés", avait-il déclaré.


Selon les chiffres de 2017, 262 000 migrants ont été accueillis en France, l'année dernière et les expulsions étaient en hausse de près de 15%. 

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