Pour la première fois, la dépouille d'un soldat français exhumée d'Algérie et rapatriée en France

Pour la première fois, la dépouille d'un soldat français exhumée d'Algérie et rapatriée en France

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HOMMAGE- Un soldat français mort pendant la guerre d'Algérie a été enterré en France , plus de 60 ans après sa mort. Sa famille a obtenu le rapatriement de sa dépouille, qui reposait jusqu'ici dans un cimetière à Oran.

Il aura finalement retrouvé les siens, plus de 60 ans après sa mort. Jean Vilalta avait 22 ans quand il est tombé, en juillet 1956, en pleine guerre d'Algérie. Le jeune homme avait été inhumé dans un cimetière militaire, à Oran où sa dépouille reposait depuis la fin de la guerre. 


Sa famille est tombée en 2015 sur un coffre avec une lettre, comme le rapporte France Bleu Roussillon, qui indiquait l'emplacement exact de la tombe. Les descendants du jeune sergent ont alors entrepris de contacter l'ambassade de France à Oran et se sont battus pendant deux ans pour rapatrier le corps du soldat sur le sol français, ce qui n'avait jusqu'alors jamais été fait.


Il a fallu obtenir l'autorisation de l'Etat français et du gouvernement algérien, qui a accepté car cette tombe se trouvait dans une nécropole française.

Tué par une décharge de chevrotine il y a 60 ans

C'est la famille qui a dû payer en intégralité les frais de cette opération, entre 6000 et 7000 euros. Elle a été assistée dans ses démarches par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre et par le Souvenir français. L'enterrement  a eu lieu ce samedi matin dans la cathédrale d'Elne, près d'Argelès-sur-mer. 


Le cercueil du soldat a été recouvert du drapeau français et des honneurs militaires lui ont été rendus en présence d'un détachement du 3e régiment parachutiste d'infanterie de marine de Carcassonne.

Jean Vilalta appartenait au 2e régiment d'infanterie coloniale et avait été tué par une décharge de chevrotine environ quatre mois après être arrivé sur le front. Près de 30 000 soldats français ont été tués en Algérie, entre 1954 et 1962. Parmi eux, 300 à 400 auraient été inhumés sur le sol algérien. Environ 150 000 soldats du Front de libération nationale (FLN) sont tombés du côté algérien, même si les chiffres diffèrent selon les historiens.

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