Pour le président burkinabé, la libération des otages au Mali a "été payée cher"

Pour le président burkinabé, la libération des otages au Mali a "été payée cher"

RÉACTION - Le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré a estimé, dans une interview accordée à France 24 et RFI jeudi, que la libération des otages au Mali, dont faisait partie la Française Sophie Pétronin, a "été payée cher".

La semaine dernière, plusieurs otages étrangers, le chef de l'opposition au Mali, Soumaïla Cissé, l'otage française Sophie Pétronin, et deux Italiens ont été relâchés par leurs ravisseurs. Une libération qui a été obtenue en échange de la libération par les autorités maliennes de quelques 200 prisonniers djihadistes. Pour le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, interrogé par France 24 et RFI jeudi, "la contrepartie a été payée chère". 

S'il salue la libération des otages, ce dernier affirme n'avoir "pas du tout" été au courant des tractations, notamment celles concernant la libération du cerveau présumé de l'attaque djihadiste de 2016 à Ouagadougou. "On a suivi les événements comme tout le monde (...) c'est le Mali qui a décidé de pouvoir gérer cette situation", "c'est une négociation entre l’Etat malien et le camp des preneurs d'otages", selon le président burkinabé.

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Roch Marc Christian Kaboré a par ailleurs estimé que les forces de défense et de sécurité étaient en train de gagner le combat contre les groupes djihadistes au Burkina Faso, et que l'armée française n'intervenait que pour des "opérations à caractère ponctuel". Il a dans le même temps reconnu qu'une vingtaine de personnes ont été tuées dans une nouvelle série d'attaques djihadistes dans le nord du Burkina mercredi.

Interrogé sur les exactions contre des civils burkinabés attribuées aux forces de l'ordre ou à des milices de volontaires aidant l'armée, il a notamment démenti les accusations de Human Rights Watch sur le massacre de 180 civils à Djibo, et justifié l'emploi de supplétifs. "L'armée ne peut pas être déployée sur 8 000 villages en même temps", a-t-il estimé. Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est le théâtre d'attaques djihadistes régulières depuis 2015.

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