Pour prévenir l'Iran, Donald Trump se la joue "Game of Thrones", les membres de la série désapprouvent

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Midterms, un succès pour Donald Trump ?

GOT - Pour annoncer le durcissement des sanctions à l'égard du régime iranien, Donald Trump a tweeté en s'inspirant de la série Games of Thrones. Ce qui n'a pas plu à Sansa et Arya Stark... et au créateur de la série.

Le sujet est extrêmement sérieux (le programme nucléaire iranien), l'attitude de Trump... moins. Lundi, le 5 novembre, les Etats-Unis vont rétablir leurs sanctions les plus draconiennes contre Téhéran, visant le pétrole et les banques, pour forcer le régime iranien "à faire un choix clair : soit abandonner son comportement destructeur soit continuer sur le chemin du désastre économique", a annoncé le président américain dans un communiqué. Dans le même temps, sur Twitter, Donald Trump a posté - et épinglé - un photo de lui, dans une ambiance digne de Game of Thrones avec, avec la même typographique que la série diffusée sur HBO, ces mots "Sanctions are coming, 5 november". Une référence au gimmick de "GOT" : "Winter is coming" ("L'hiver arrive").

Certains membres du casting de la série dont la saison 8 doit être dévoilée en avril 2019 aux Etats-Unis, ont brandi leur tweet, pour protester contre ce détournement. A commencer par George RR Martin, le créateur de la série,qui rappelle l'importance d'aller voter à l'occasion des Midterms, le 6 novembre prochain. 

C'est le cas aussi de Sophie Turner, Sansa Stark dans la série, qui s'est fendu d'un "Beurk" et d'un retweet de l'article d'Entertainment Weekly qui explique que HBO n'a pas apprécié que soit utilisée sans sa permission la typographie de la série. 

Maisie Williams, qui incarne Arya sa petite soeur dans GOT, a repris une de ces phrases que dit son personnage à un maître d'arme qui lui demande "Que dit-on au dieur de la mort ?" : "Not today" (Pas aujourd'hui). 

L'été dernier avait vu le retour d'un premier train des mesures levées en 2015. Le second volet entrera en vigueur lundi. Il s'agit de sanctionner, en leur barrant l'accès au marché américain, tous les pays ou entreprises qui continueront d'acheter du pétrole iranien ou d'échanger avec les banques de la République islamique. Le milliardaire républicain répète toutefois qu'il est prêt à rencontrer les dirigeants de la République islamique pour négocier un accord global sur la base de 12 conditions américaines : des restrictions beaucoup plus fermes et durables sur le nucléaire que le texte de 2015, jugé laxiste par Washington, mais également la fin de la prolifération de missiles et des activités jugées "déstabilisatrices" de Téhéran au Moyen-Orient (Syrie, Yémen, Liban...).

"Nous restons prêts à parvenir à un nouvel accord, plus complet avec l'Iran", a assuré M. Trump dans son communiqué.

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