Malgré l'épidémie, Donald Trump attendu dans l'Oklahoma pour son premier meeting de campagne

Premier meeting de campagne pour Donald Trump samedi 20 juin 2020
International

ELECTION - En dépit des avis contraires, le président américain est attendu ce samedi 20 juin à Tulsa, dans l'Oklahoma, pour son premier meeting de campagne.

Ses deux conseillers lui ont préconisé le contraire et pourtant, Donald Trump a rendez-vous avec ses supporters ce samedi 20 juin à Tulsa, dans l'Oklahoma. Et sa venue est loin de faire l'unanimité. D'abord, parce que le virus circule toujours activement dans le pays, qui déplore à ce jour 119.112 morts depuis le début de l'épidémie, avec 705 décès supplémentaires ces dernières 24 heures. 

Mais le président américain n'en a cure : à quatre mois et demi de l'élection, le temps lui est compté. Avant sa venue, ce dernier a décrété la levée du couvre-feu dans la ville et prévu de rassembler jusqu'à 20.000 personnes pour son meeting et 40.000 autres dans une salle voisine. Le masque n'est d'ailleurs pas obligatoire pour se rendre au meeting du président-candidat. En revanche, les participants vont devoir signer une décharge de responsabilité, un document indiquant qu'ils renoncent à toute poursuite en cas d'infection au Covid-19.

Le "Juneteenth" pour entrer en campagne

Ensuite, parce que le choix de la date et du lieu n'est pas anodin. D'autant que le jour retenu au départ était le "Juneteenth",  commémorant la fin de l'esclavage dans le pays. Face aux critiques, Donald Trump a été contraint de décaler sa venue de 24 heures. Et puis, c'est dans cette ville de quelque 403.500 habitants que l'un des pires lynchages de l'histoire du pays a eu lieu, en 1921, lorsque 300 Afro-américains ont été massacrés par une foule blanche. Une "vraie gifle" que d'entrer en campagne à cette période précise de l'année, a estimé un responsable local du mouvement "Black Lives Matter". 

Au Washington Post, le locataire de la Maison Blanche s'est par ailleurs attribué la célébrité de cette date symbolisant l'émancipation des derniers esclaves au Texas en 1865. "C'est un événement important (...), mais personne n'en avait jamais entendu parler", a-t-il déclaré. Et loin de vouloir apaiser les tensions, Donald Trump a prévenu sur Twitter les éventuels fauteurs de troubles : "Vous ne serez pas traité comme vous l'avez été à New York, Seattle ou Minneapolis". Entre "Trumpistes" et manifestants antiracisme, jusqu'à 100.000 personnes sont attendues ce week-end à Tulsa.

Quelques heures avec son meeting, Donald Trump a également raillé la campagne de son adversaire démocrate Joe Biden, publiant une photo de l'une de ses réunions rassemblant peu de monde car obéissant aux règles de distanciation physique. "Zéro enthousiasme !", a-t-il écrit.

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