Présidentielle en Algérie : Bouteflika vote en fauteuil roulant

Présidentielle en Algérie : Bouteflika vote en fauteuil roulant

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ELECTION - Les Algériens votent ce jeudi pour élire leur président. Au pouvoir depuis quinze ans, Abdelaziz Bouteflika brigue un quatrième mandat malgré une santé fragile.

"A voté", tant bien que mal. Le président sortant Abdelaziz Bouteflika, qui s'accroche au pouvoir malgré ses ennuis de santé, s'est rendu ce jeudi matin dans son bureau de vote d'Alger pour l'élection présidentielle. Dans son fauteuil roulant, il a ainsi fait sa première sortie publique depuis le 8 mai 2012.

Tout sourire, le président sortant âgé de 77 ans est arrivé poussé dans son fauteuil à l'école Bachir El Ibrahimi à El Biar, sur les hauteurs d'Alger. Entouré de deux de ses frères, dont Saïd, son conseiller spécial à qui l'on prête d'immenses pouvoirs, et d'un jeune neveu, il a salué la presse de la main droite avant de se rendre dans l'isoloir, accompagné d'un homme. Il s'est ensuite laissé photographier, tenant l'enveloppe entre ses doigts avant de la glisser dans l'urne, puis est parti sans faire de déclaration.

"Transition démocratique"

Sur le terrain, plus de 260.000 policiers et gendarmes ont été déployés pour assurer la sécurité de près de 23 millions d'électeurs appelés à voter dans 50.000 bureaux pour l'un des six candidats en lice. Le taux de participation sera l'un des enjeux de la consultation : à la présidentielle de 2009, il était officiellement de 74,11%. Mais un câble de l'ambassade américaine à Alger, révélé par Wikileaks, l'avait cependant estimé entre 25 et 30%.

Pour empêcher la réélection annoncée d'Abdelaziz Bouteflika, une coalition de cinq partis d'opposition a appeler au boycottage du scrutin, plaidant en faveur d'une "transition démocratique". Le mouvement Barakat ("Ça suffit"), hostile à un quatrième mandat de "Boutef", a pour sa part estimé que cette élection était "un non-événement". Outre la participation, c'est la fraude qui "a toujours régné sur les élections algériennes", insistait encore jeudi le quotidien El Watan, qui fait débat. De récentes révélations d'un ancien wali (préfet) ont en effet confirmé que cette pratique a bien cours.

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